‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 37 sur 371 · In Gènes., hom. 37. 1; M · texte numérisé non relu

In Gènes., hom. 37. 1; M

doctrine divine : divina siint dogmata non humana. Il ajoute que les paroles de l'Ecriture sont les oracles du Saint-Esprit. Saint Augustin^ proclame fréquemment l'inspiration et Tini'aillibilité de TEcriture. Il dit notamment dans son livre de V Accord des é{>angélistes : « Tout ce que le Christ a voulu nous faire connaître de ses paroles et de ses actions, il leur a commandé de l'écrire comme par ses mains. Quand on aura bien compris l'accord de cette union... en lisant dans l'Evangile ce que les disciples de Jésus-Christ rapportent, on se figurera voir la main de Jésus-Christ écrivant par ellemême. » Théodoret ^ nous a laissé une profession de foi très nette à l'inspiration dans le texte suivant : « Le divin Moïse a rapporté tout ce (|ue le Dieu de l'univers avait fait dès le commencement; ce dont il a été instruit non pas tant par les hommes que par la grâco du Saint-Esprit... Il y en a qui disent que tous les psaumes ne sont pas du saint roi David. C'est sur quoi je n'assure rien. Et il importe peu qu'ils soient tous de lui ou que d'autres en aient fait quelques-uns, puisqu'il est constant qu'ils ont tous été écrits par l'inspiration du Saint-Esprit. Car nous savons que David a été prophète... Or le propre des prophètes est que leur langue est l'organe du Saint-Esprit, selon ce qui est écrit dans les psaumes : Ma langue est comme la plume d'un très habile écrivain. » Quant au pape saint Grégoire ^, voici comment il s'exprime au sujet du livre de Job : « 11 est fort inutile de rechercher qui a composé le livre de Job, puiscjue les fidèles ne doutent pas que le Saint-Esprit n'en soit l'auteur. C'est véritablement l'Esprit de Dieu qui l'a écrit, puisqu'il en a dicté les paroles pour les faire écrire. C'est l'Esprit de Dieu qui l'a écrit, puisqu'il en a inspiré les pensées à l'auteur qui l'a composé... Nous passerions sans doute pour ridicules, si, lisant des lettres que nous aurions reçues de quelque grand personnage,

1. De coiuensu cvangclislorum, 1. 51: M. ;!!. 1070. Diipin se réfère également à De civitate, 11.2.

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