Luc, 24. 27; Ad., 8. 31; Petr
8. Ici Bellarmin se réfère à saint Augustin qui déclare {De fide et operi-
Les Pères, eux aussi, croient l'Ecriture obscure et ils le disent. Saint Irénée enseigne qu'il y a dans l'Ecriture des choses qu'il faut abandonner à Dieu ^ Selon Origène, les hommes de bonne volonté peuvent, à force d'étudier l'Ecriture, la comprendre, « bien qu'elle soit obscure dans beaucoup d'endroits - ». Dans une de ses homélies, il exhorte les chrétiens à prier l'agneau de leur ouvrir le livre scellé ^. Rufm nous apprend que, pendant leur séjour à Athènes, saint Basile et saint Grégoire de Nazianze se livraient à l'étude de l'Ecriture et en demandaient l'intelligence, non à leurs propres lumières, mais aux Pères ^ Saint Jean Chrysostome commente ainsi le texte : Scrutamini sci^ipturas : « Le Sauveur ne dit pas : fjisez les Ecritures, mais : Scrutez les Ecritures. Les choses divines demandent, en effet, une application extrême... Le Sauveur nous demande de creuser beaucoup pour trouver ce qui est enfoui profondément^. » Saint Ambroise dit que « la divine Ecriture est une mer qui a des sens profonds ^ )). Saint Jérôme affirme, dans sa Lettre à Paulin, que l'on ne peut étudier l'Ecriture sans maître ". Dans la préface de son commentaire sur l'épître aux Ephésiens, il dit en parlant de lui-même : « Depuis Don adolescence, je n'ai jamais cessé de lire et d'interroger les hommes instruits ; jamais je n'ai été mon propre maître, mernièrement, je me suis rendu à Alexandrie, surtout pour voir Didyme et pour le consulter sur divers endroits obscurs de l'Ecriture ^ . » Dans sa Lettre à Algasia, le même docteur reconnaît que les difficultés abondent dans l'épître aux Romains ^. Voici comment s'exprime saint Augustin dans son livre De la doctrine chrétienne : « Ceux qui lisent téméraire-
6i<s, 24, M. 40. 212) que le texte de / Cor. 3. 12 relatif au fondement est l'un de ceux auxquels s'applique le mot de saint Pierre.