‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 51 sur 371 · De locis theologicis, II · texte numérisé non relu

De locis theologicis, II

3. Principiorum fidei doctrinalium demonstralio methodica, Y. I et suiv., Paris, 1582, p. 159.

46 l'autorité vivante et enseignante.

gnante ^ L'Ancien Testament lui fournit plusieurs textes, notamment les trois suivants, tirés du Deutéronome, d'Aggée et de Malachie : « Si un problème difficile se présente devant toi,... tu iras trouver le prêtre de la race de Lévi, le juge qui siégera alors. — Voici ce que dit le Seigneur Dieu des armées : demandez aux prêtres qu'ils vous fassent connaître la loi. — Les lèvres du prêtre garderont la science, on recueillera de sa bouche la connaissance de la loi, parce qu'il est l'ange du Seigneur des armées -. »

Au Nouveau Testament il emprunta neuf textes parmi lesquels les paroles : Tihi dabo clcwes; Pasce oçes; Confirma fratres tiios; Si Ecclesiam non audierity sit tihi veiuti ethnicus et publicanus occupèrent le premier rang. Les autres témoignages lui furent fournis par les évangiles, les Actes, saint Paul, saint Pierre et saint Jean. C'étaient : « Observez et faites ce que vous diront les scribes et les pharisiens qui siègent sur la chaire de Moïse. — Il a paru au Saint-Esprit et à nous. — Je suis allé à Jérusalem avec Barnabe et je leur (aux apôtres i ai soumis l'Évangile que je prêche aux nations. — A l'un, l'Esprit donne un discours de sagesse; à l'autre, un discours de science; à un autre, l'interprétation des discours. — Toute prophétie de l'Ecriture n'a pas lieu par l'interprétation individuelle. — Mes bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, éprouvez les esprits pour voir s'ils viennent de Dieu, car il y a dans le monde beaucoup de faux prophètes^. » Il accompagna ces textes de commentaires que l'on devine et qu'il est inutile de rapporter. Disons seulement que les formules des épîtres lui servirent à prouver que le don ou le droit d'interpréter l'Ecriture n'a pas été accordé par Dieu à tous et que l'on doit se défier du sens privé. Quant à la sentence : Visum est Spiritui sancto et nobis, elle fut destinée à prouver que le grave problème de la valeur des prescriptions mosaïques, qui agita les communautés chrétiennes au lendemain de la Pentecôte, fut tranché par l'autorité d'un concile, et non par le sens privé.

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