Ik'ul., 17, i);Ar/fjée, 2. 12: Malach
:). MalUi., 23, 3; Ad., 15, 28; Gai., 2. 2; / Cor., 12. 8: // Petr., i. 20 /. Jo., l. 1 .
Quand il eut consulté l'P^criture, Bellarmin consulta l'histoire du christianisme \ Celle-ci lui apprit que, depuis l'origine jusqu'à nos jours, des problèmes doctrinaux avaient périodiquement surgi, qui avaient inquiété les consciences et avaient souvent dégénéré en conflits. La question des prescriptions mosaïques, qui se posa du vivant même des Apôtres, fut suivie de la question de la pâque, puis de la question novatienne, puis de la querelle relative au baptême des hérétiques. Ensuite vinrent les grandes hérésies christologiques, l'hérésie de Macédonius, celle de Pelage, celle des iconoclastes et les autres du moyen âge. Or comment furent résolues ces difficultés sans cesse renaissantes? Comment furent apaisés ces conflits que le christianisme a, dans tous les siècles, rencontrés sur sa route? Les Actes nous apprennent que la question des prescriptions mosaïques fut réglée par le concile de Jérusalem. L'affaire de la pâque, — c'est Eusèbe qui nous le dit^, — fut tranchée par de nombreux conciles d'évêques et par l'intervention de l'évêque de Rome, Victor, qui excommunia les quartodécimans. Un concile romain condamna les novatiens ; l'évêque de Rome, Etienne, se prononça pour la validité du baptême des hérétiques. Deux autres évêques de Rome, Innocent et Zosime, nous le savons par saint Augustin, condamnèrent la doctrine pélagienne, qui fut proscrite à la même époque par plusieurs conciles africains. Quant aux controverses qui, du quatrième au huitième siècle, troublèrent l'Orient, les noms de Nicée, Constantinople, Éphèse, Chalcédoine, disent assez haut par quels procédés et par quelles voies elles furent dirimées. Des conciles ! Toujours des conciles ! Toujours une autorité vivante et enseignante! Jamais le sens privé! Jamais l'Ecriture érigée en juge des controverses ! Bellarmin conclut que l'histoire entière de la religion chrétienne, tout comme l'Ancien et le Nouveau Testament, confirmait le principe catholique de l'autorité et condamnait le principe protestant du libre examen.
Les pontifes romains, les Pères et les empereurs eux-mêmes tinrent le même langage \ Que disaient les évêques de Rome,