‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 54 sur 371 · De verbo Dei · texte numérisé non relu

De verbo Dei

y. Ifaer.,3. 3. 2; M. 7. 818.

les conciles : « Quand a-t-on va que les décisions de l'Église reçoivent leur force de l'empereur? Quand est-ce que la volonté impériale a été considérée comme une loi de l'Église? Beaucoup de conciles ont été célébrés, beaucoup de jugements ecclésiastiques ont été rendus. Mais jamais les Pères n'ont réclamé l'intervention des princes \ » Saint Basile écrit à saint Athanase qu'il lui paraît expédient d'envoyer un message à l'évêque de Rome, pour charger des délégués d'aller en Orient casser les actes du concile de Rimini -. On lit dans un discours de saint Grégoire de Nazianze : « Ce n'est pas à vous, brebis, qu'il appartient de conduire vos pasteurs... votre rôle est de vous laisser conduire ^. » Et saint Cyrille écrit: « Nous devons tous nous attacher au pontife romain comme à notre chef. C'est de lui que l'on doit recevoir ce qu'il faut croire ''. »

Les textes qui précèdent sont empruntés aux Pères d'Orient. L'Occident nous fait entendre la même voix. Tertullien enseigne dans les Prescriptions que l'on ne doit pas discuter avec les hérétiques sur les Ecritures, mais que l'on doit fixer le sens des Écritures d'après la doctrine de l'Église. Il ajoute que le moyen le plus sûr de connaître la doctrine de l'Église est d'interroger les églises apostoliques, dont la principale est celle de Rome ^. Saint Ambroise écrit à l'empereur Valentinien : « Quiconque étudiera l'Ecriture et la Tradition sera obligé de reconnaître que, dans les choses de la foi, c'est aux évêques de juger les empereurs, et non aux empereurs de juger les évêques*^ ». Saint Jérôme, dans une lettre célèbre, demande à Damase ce qu'il doit croire au sujet des personnes divines '^. Sulpice Sévère rapporte un mot de saint Martin condamnant, devant l'empereur Maxime, l'intervention des princes dans les choses de la foi^. Saint Augustin écrit dans

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