‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 55 sur 371 · Hist. sacra, 2. 50, M · texte numérisé non relu

Hist. sacra, 2. 50, M

50 l'autorité vivante et enseignante.

son livre Contre Cresconias : « Celui qui craint de se tromper dans cette question obscure doit consulter l'Eglise ^ )> Dans sa Lettre à Paulin^ le même docteur mentionne les lettres qu'il a reçues du pape Innocent relativement à l'affaire de Pelage, et il ajoute que le siège apostolique a parlé comme il devait ^. C'est encore lui qui a écrit ces fameuses paroles : <( Quant à moi, je ne croirais pas à l'Evangile si l'autorité de l'Eglise catholique ne faisait impression sur moi ^ ». Calvin, il est vrai, prétend que, dans ce dernier endroit, saint Augustin veut simplement dire qu'il ne serait pas chrétien, s'il n'avait été amené au christianisme par les exhortations des fidèles. Mais telle n'est sûrement pas la pensée du saint docteur. Prosper prouve que les pélagiens sont hérétiques, par ce seul fait que les papes Innocent, Zosime, Boniface et Célestin les ont condamnés '. Saint Vincent de- Lérins écrit dans son Commonitorium : « Quelqu'un demandera peut-être pourquoi il est besoin d'ajouter l'autorité de la doctrine ecclésiastique au canon de l'Ecriture qui est parfait. Cela tient à ce que l'Écriture, à cause de sa profondeur, n'est pas comprise par tous de la même manière... 11 est donc indispensable, pour éviter les erreurs, d'interpréter les livres prophétiques et apostoliques en prenant pour règle le sens ecclésiastique et catholique ^. » Voilà comment s'exprime Vincent de Lérins. et l'on voit clairement par son contexte que la « règle » qu'il prône consiste dans les décrets des conciles et le consentement des Pères.

Ici Bellarmin complète sa liste patristique à l'aide des textes de saint Grégoire*', de saint Anselme'' et de saint Bernard ^. Il confirme ensuite le principe catholique de Fau-

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