‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 63 sur 371 · INFAILLIBILITE DE L'AUTORITE ENSEIGNANTE · texte numérisé non relu

INFAILLIBILITE DE L'AUTORITE ENSEIGNANTE

Le Sauveur a donc fondé son Eglise sur le principe d'autorité. Il a établi au milieu d'elle un enseignement oral destiné à dispenser aux chrétiens la vérité révélée. Mais l'autorité enseignante sera-t-elle toujours fidèle à sa mission ? Sera-t-elle protégée contre l'erreur? Ne pourra-t-elle pas, au contraire, y tomber et y entraîner les âmes? Cette question n'attira pas l'attention des premiers controversistes du seizième siècle qui ne la traitèrent pas ou lui consacrèrent tout au plus quelques lignes. Melchior Cano, l'un des premiers, s'arrêta devant elle et, dans une dissertation en quatre points, il prouva successivement que l'Église ne peut défaillir dans la foi, qu'elle ne peut se tromper dans sa croyance, que ce privilège de l'inerrance dogmatique est perpétuel, et qu'il a été accordé non seulement à l'ensemble des fidèles, mais encore aux pasteurs \

L'Église ne peut défaillir dans la foi. Témoin tout d'abord les textes d'Osée et du Cantique ^ dans lesquels Dieu l'appelle son épouse et déclare qu'il a contracté avec elle un mariage indissoluble, lequel exclut manifestement toute souillure d'erreur dans la foi. Témoin, en second lieu, la parole du Sauveur en saint Matthieu : Ecce ego vobiscum sum omnibus diebus usque ad consummationem saeculi '^, dont le pape saint Léon

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