Matth
62 INFAILLIBILITÉ DE l'aUTORITE ENSEIGNANTE.
s'est servi pour établir linfaillibilité de TEglise. Témoin encore, entre plusieurs autres, les passages suivants de l'Ancien Testament : « Il régnera éternellement dans la maison de Jacob et son règne n'aura pas de fin. — Voici, dit le Seigneur, quelle sera mon alliance : mon esprit qui est en toi et mes paroles que j'ai mises dans ta bouche ne sortiront pas de ta bouche ni de la bouche de tes enfants, et cela pour l'éternité. Le Seigneur a choisi Sion ; il l'a choisie pour son habitation ; là est mon repos pour les siècles des siècles. » Témoin enfin cette déclaration si claire du Christ : « J'établirai sur cette pierre mon Église et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ^ »
Par les textes qui précèdent, IKglise est donc assurée de posséder toujours la vérité. Mais la possédera-t-elle sans aucun alliage impur? Si elle ne peut laisser tomber aucun des dogmes qui lui ont été confiés, ne pourra-t-elle pas laisser des erreurs pénétrer parmi ses croyances? Ou, au contraire, devons-nous dire que, comme elle conservera tous les dogmes, elle saura écarter d'eux les scories? Oui. Et les textes suivants, à défaut de ceux qu'on vient de lire, appuient solidement cette assertion : « (Dieu) a fait (le Christ) la tête de son Église qui est son corps ^ », d'où il suit que l'erreur ne pourrait souiller l'Eglise sans souiller le Christ lui-même. « Je prierai mon Père et il vous donnera un autre paraclet pour qu'il demeure éternellement avec vous. Ce sera l'Esprit de vérité... Vous le connaîtrez, parce qu'il demeurera en vous... Le Saint-Esprit paraclet... vous enseignera tout et il vous suggérera tout ce que je vous dirai... Quand l'Esprit de vérité sera venu, il vous enseignera toute vérité^. » Sans doute les hérétiques restreignent ces promesses aux apôtres. Mais ils se trompent manifestement et les paroles du Sauveur s'adressent, en même temps qu'aux apôtres, à tous leurs successeurs. C'est ce que prouve la formule « pour qu'il demeure éternellement avec vous ». C'est ce que prouve également ce texte : « Je ne prie