‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 65 sur 371 · Jo · texte numérisé non relu

Jo

pas seulement pour eux, mais pour tous ceux qui croiront en moi par leur parole*. »

En promettant l'infaillibilité à son Eglise, Notre-Seigneur n'avait pas seulement en vue les fidèles des premiers siècles, il s'adressait à l'Église de tous les temps. Cette troisième conclusion découle si manifestement des textes précédents qu'il est inutile d'insister, et l'on peut passer immédiatement à la quatrième conclusion, à savoir que l'infaillibilité n'appartient pas seulement à l'Eglise en tant que réunion des fidèles du monde entier, mais encore aux pasteurs de l'Eglise. Oui, les enseignements dogmatiques donnés aux fidèles par les pasteurs considérés dans leur ensemble sont infaillibles. Nous le savons d'abord par le texte de saint Paul : « Il a établi les uns apôtres, les autres prophètes, les autres évangélistes, d'autres pasteurs et docteurs pour procurer la sanctification des saints, pour travailler et édifier le corps du Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous réunis dans l'unité de la foi et la connaissance du Fils de Dieu... pour que nous ne soyons pas ballottés comme des enfants à tout vent de doctrine-. » Dans cet endroit, saint Paul suppose évidemment que le corps enseignant sera infaillible, car si les pasteurs se trompaient, les fidèles seraient ballottés par eux à tout vent de doctrine, ce que précisément le Christ a voulu éviter. Nous arrivons au même résultat par cet autre texte de saint Paul qui nous dit que l'Église est « la colonne et le soutien de la vérité*^ », ce qui ne serait certes pas si les pasteurs pouvaient donner aux fidèles des enseignements erronés. Et puis, Notre-Seigneur a dit : « Les scribes et les pharisiens sont assis sur la chaire de Moïse, faites tout ce qu'ils vous diront^. » Or s'il ne s'était adressé qu'aux Juifs qui l'écoutaient, il n'aurait pas laissé les auteurs inspirés consigner ces paroles dans les évangiles. Dès lors que nous trouvons ce précepte fixé par écrit, nous devons conclure, selon la remarque d'un vieil auteur, qu'il s'applique à nous.

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