Contra Faustum, 28. 4, M
adoraverunt, quidam autem duhitaverunt'^ . Et le texte de saint Marc : Exprohravit incredulitatem eorum '^ , qui, pris isolément, pourrait paraître inquiétant, s'explique aisément quand on l'éclairé par celui de saint Matthieu.
Melchior Cano n'avait consacré qu'une thèse à défendre l'infaillibilité de l'Église. Bellarmin rédigea sur ce sujet deux dissertations : l'une où il démontra que l'Eglise, considérée soit dans ses fidèles soit dans ses évêques, est indéfectible et infaillible, qu'elle ne peut, en d'autres termes, ni perdre le trésor de la foi ni l'associer à des erreurs qui l'altéreraient ^ ; l'autre où, laissant de côté les fidèles, il prouva que l'Église enseignante, représentée dans les conciles généraux, jouit du privilège de l'infaillibilité ^. Ces deux constructions sont élevées à l'aide des attestations scripturaires que nous venons de rencontrer : Spiritus çeritatis docebit i>os omnem veritatem.
— Super hanc petram aedifîcabo Ecclesiam meani et portas inferi non praevalehunt adversus eam. — Ego vohiscum sum usque ad consummationem saeculi. — Ecclesia Dei 9wi, columna et firmamentum veritatis. — Et ipse dédit.,, pastores et doctores ad consummationem sanctorum... donec occurramus omnes in unitatem fidei. — Deus fundavit eam in aeternum,
— Ipsum dédit caput super omnem Ecclesiam quae est corpus ejus. On y trouve encore quelques autres textes soit de l'Ancien soit du Nouveau Testament, notamment ceux que voici : Uhi sunt duo s>el très congregati in nomine meo, illic sum in medio eorum. — Die Ecclesiae; si autem Ecclesiam non audierit, sit tihi velut ethnicus et publicanus. — Visum est Spiritui sancto et nobis. — Qui ços audit me audit. — Obedite praepositis çestris. — Vos Spiritus sanctus posuit episcopos regere Ecclesiam Dei'^ . Ces témoignages sont généralement accompagnés de commentaires destinés à expliquer que Notre- Seigneur, qui a promis d'être avec deux ou trois chrétiens