‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 73 sur 371 · De concilm et Ecclesia · texte numérisé non relu

De concilm et Ecclesia

2. Canon 7, IIarduin, 1. 283 : « Le prêtre ne doit pas prendre part aux banquets des secondes noces. Puisque ceux qui pratiquent les secondes noces doivent demander la pénitence, quel est le prêtre qui pourrait approuver les secondes noces en festoyant en leur honneur? ><

3. Canon 1, Harduin, 1. 781 : « Nous avons décidé de pardonner et de rendre la communion ecclésiastique — conformément aux règlements ecclésiastiques, après un court espace de temps et pourvu qu'ils s'adonnent à la prière et au jeûne — à ceux qui contractent un second mariage régulier... )>

72 INFAILLIBILITÉ DE l'aUTORITÉ ENSEIGNANTE.

Le concile de Nicée s'est prononcé contre la validité du baptême donné par les paulianistes '. Mais cela tient à ce que ces hérétiques, qui rejetaient la divinité du Christ, ne baptisaient pas au nom des trois personnes divines. Il n'y a donc aucun rapprochement à instituer entre la décision de Nicée et Terreur de saint Cyprien.

L'opposition que l'on prétend apercevoir entre la législation d'Arles qui interdit le mariage des prêtres et la législation de Gangres qui autorise ce mariage n'est pas fondée. Les Pères de Gangres défendirent aux fidèles de mépriser les prêtres mariés ^; mais ils entendaient évidemment parler de prêtres qui avaient été dans les liens du mariage avant le sacerdoce et non de prêtres continuant à user du mariage après l'ordination. Quant au plaidoyer que Paphnuce aurait prononcé et fait agréer à Nicée en faveur du mariage des prêtres ^, on doit le reléguer parmi les fables.

11 est exact que le concile de Constantinople de 381 modifia Tordre de préséance fixé à Nicée, en donnant à Tévêque de Constantinople la seconde place que Nicée avait réservée pour Tévêque d'Alexandrie. Mais ce fait ne soulève aucune difficulté sérieuse, puisqu'il est strictement d'ordre disciplinaire. Sans doute les papes n'acceptèrent jamais cette modification. Cela tient à ce qu'elle ne leur paraissait pas justifiée.

Le concile de Tolède a désigné sous le nom de concubines des épouses légitimes, mais qui étaient dépourvues de dot et dont le mariage avait été contracté sans aucune solennité''. Dans ces conditions, le texte du concile n'a rien que de naturel. Il n'en est pas de même du texte du concile de Worms où on doit reconnaître que Ton est en face d'un abus. Mais le concile de Worms n'a jamais été considéré que comme un concile

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