Saint Chkvsostomi:, In MalUi. hom'û. M. 2, .M
4. Saint Chrysostome, Quod ChHstus sil iJeus, 12. M. 48. 829.
5. In I licg., lib. 3, n. 3') (parmi les œuvres de saint Grégoire), ^I. 79. 159.
péchés elles vices, ou, du moins, les doctrines hérétiques ^ » Grâce aux frères de Walembourg, la démonstration patristique de l'infaillibilité de TEglise établie par Bellarmin s'enrichit donc de plusieurs témoignages.
La démonstration scripturaire fit, de son côté, quelques progrès, grâce à Bossuet qui s'efforça de mettre en lumière la parole : Ecce ego vohiscum sum ^. « Qu'est-ce encore, a^fec vous, dans la promesse de Jésus-Christ ? Avec vous, enseignants et baptisants. Ceux qui veulent être enseignés de Dieu n'auront qu'à vous croire, comme ceux qui voudront être baptisés n'auront qu'à s'adresser à vous. Mais peut-être que cette promesse : « Je suis avec vous » souffrira de l'interruption? Non, Jésus-Christ n'oublie rien : Je suis avec vous tous les jours. Quelle discontinuation y a-t-il à craindre avec des paroles si claires ? Enfin, de peur qu'on ne croie qu'un secours si présent et si efficace ne soit promis que pour un temps : Je suis, ditil, avec vous jusqu'à la fin des siècles. Ce n'est pas seulement avec ceux à qui je parlais alors, que je dois être, c'est-à-dire avec mes apôtres. Le cours de leur vie est borné, mais aussi ma promesse va plus loin et je les vois dans leurs successeurs. . . De là suivent ces deux vérités qui sont deux dogmes certains de notre foi : l'une qu'il ne faut pas craindre que la succession des apôtres, tant que Jésus-Christ sera avec elle — et il y sera toujours sans la moindre interruption, comme on l'a vu — enseigne jamais l'erreur ou perde les sacrements... La seconde, qu'il n'est permis en aucun instant de se retirer d'avec cette succession apostolique. »
Les preuves de l'infaillibilité de l'Église restèrent à peu près au point où les avaient amenées les frères de Walembourg et Bossuet. Mais qu'est-il advenu des objections et de leurs solutions ? On peut dire que toutes les difficultés, à l'aplanissement desquelles Bellarmin avait travaillé, se sont évanouies. Non pas que les explications fournies par l'illustre cardinal aient toujours paru satisfaisantes. Des savants catholiques eux-