‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 8 sur 371 · PREFACE. XIII · texte numérisé non relu

PREFACE. XIII

naient à leur ruine. Dès le commencement du dix-septième siècle, du Perron réduisit au silence un ennemi de Rome que je n'ai pas encore nommé, Jacques ]" roi d'Angleterre. Dans le même temps, un des livres de Richer (le moins important, mais le seul que l'on connût alors) fut réfuté par Duval. Quelques années plus tard, le dominicain Coeffeteau, le jésuite Becan, le capucin Boverio répondirent aux deux in-folio de Marc- Antoine. Quand parut la Déclaration de 1682, d'Aguirre et Roccaberti lui opposèrent immédiatement l'autorité de la Tradition, et, à la même époque, nous voyons Lupus ainsi que Sclielstrate discuter les objections de Launoi, de Dupin, de tous les représentants connus du gallicanisme. Au siècle suivant, saint Liguori combattit pied à pied une des thèses de Noël Alexandre. Le même saint essaya également d'arrêter Fébronius, qui trouva dans le jésuite Zaccaria un adversaire mieux armé. Quand vint Eybel, le pape Pie VI, Gerdil, d'autres encore se dressèrent en face de lui. De nos jours, Hergenroether et Scheeben ont travaillé à résoudre les objections de Dœllinger. Cependant tout en livrant bataille à Fébronius et à son école, les théologiens ne perdaient pas de vue le gallicanisme proprement dit. Ballérini, Orsi, Bianchi, Muzzarelli, Lamennais, Barruel entreprirent de montrer que les thèses chères à Bossuet étaient condamnées par l'histoire. Et l'on sait qu'à la veille du concile du Vatican, les Déchamps, les Guéranger, sans parler de beaucoup d'autres, soutinrent les assauts belliqueux des Maret et des Gratry. De ces défenseurs de la papauté, plusieurs (disons franchement la plupart) n'ont abouti qu'à vulgariser les solutions reçues. Mais il en est parmi eux qui ne se sont pas contentés d'être de simples copistes. 11 en est — et, ici, j'ai surtout en vue Lupus, Bianchi, Ballérini et Zaccaria — il en est,

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