‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 94 sur 371 · De locis theoL · texte numérisé non relu

De locis theoL

108 MEiMBRES DE l'ÊGLISE.

Stapleton^ et Bellarmin- insérèrent dans leurs vastes dissertations la thèse que nous venons de rencontrer chez leurs aînés, et ils la poussèrent à son dernier degré de perfection. Ceux qui vinrent après eux ne firent guère que vulgariser leurs travaux en les résumant ^. ^Nlais eux-mêmes n'eurent rien d'essentiel à ajouter aux arguments bibliques qu'ils avaient sous les yeux, et la part personnelle de leur travail consista surtout à développer la preuve patristique presque entièrement sacrifiée par Pighi ainsi que par Melchior Cano et à résoudre quelques nouvelles objections que ces deux controversistes avaient négligées. Bellarmin ', par exemple, cita les témoignages d'une demi-douzaine de Pères, parmi lesquels les suivants méritent d'être mentionnés : a Parce que nous constatons de l'ivraie dans l'Eglise, notre foi et notre charité ne doivent pas être empêchées de rester dans l'Eglise ■'. » « L'arche de Noé est Timage de l'Église. Comme il y avait dans l'arche des animaux de toute espèce, il y a dans l'Église des hommes de tous les pays et de toutes les mœurs. Comme l'arche contenait le lion et le bouc, le loup et l'agneau, l'Église contient des justes et des pécheurs, des vases d'or et d'argent mêlés aux vases de bois et d'argile ^. » « Nous reconnaissons qu'il y a dans l'Eglise catholique des bons et des méchants, avec cette différence que les uns sont le bon grain et les autres la paille ' . » «. Crois fermement et sans concevoir aucun doute , que l'Eglise catholique est une aire dans laquelle, jusqu'à la fin du monde, la paille est mêlée au bon grain, c'est-à-dire que les méchants sont confondus avec les bons dans la communion des sacrements^. »

Page 1