‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 98 sur 371 · Matth., 16. 18: / Tim · texte numérisé non relu

Matth., 16. 18: / Tim

112 MEMBRES DE l'ÉGLISE.

on Fa dit plus haut, de TEglise visible. Or, l'un d'eux déclare qu'elle résistera aux assauts de l'enfer; l'autre enseigne quelle est l'appui de la vérité. Le même dogme résulte encore de la parole du Sauveur : « Je suis avec \>o us jusqu'à la consommation du siècle^ ». Ici Notre-Seigneur parle aux apôtres et à leurs successeurs et par conséquent, à l'I^glise visible. Or il promet une assistance perpétuelle. Aussi les papes saint Léon et Léon II ont prouvé par ce passage que l'Kglise ne cessera jamais d'exister. Nous sommes conduits au même résultat par ce texte de saint Paul : « // a établi les uns apôtres, d'autres prophètes y d'autres èvangèlistes , d'autres pasteurs et docteurs, pour la consommation des saints, pour l'œuvre du ministère, pour F édification du corps du Christ, juscpià ce que nous nous rencontrions tous dans l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu'-... ». Dans cet endroit, l'apôtre déclare que les divers ministères des pasteurs et des docteurs dureront jusqu'au jour du jugement; il enseigne, par là même, que l'Église visible ne disparaîtra pas pendant toute la durée du monde. Sans doute les expressions qui terminent ce texte : In çirum perfectum et mensuram aetatis plenitudinis Christi sont appliquées par les anciens au corps mystique ; au contraire, les modernes y voient la preuve que les élus ressusciteront avec le corps qu'ils avaient ou qu'ils auraient eu à l'âge parfait. Mais tous sont d'accord pour dire qu'ici lapôtre vise la fin du monde. Deux autres preuves nous sont fournies par ce verset des psaumes : « Dieu l'a fondée pour l'éternité », et par cet oracle d'Isaïe : « Je ferai avec eux une alliance perpétuelle. Leur race sera connue dans le monde entier'-^. » Les paraboles de l'aire, du filet, du champ ont également leur place ici. L'une d'elles, en effet, nous apprend que l'ivraie doit être mêlée au bon grain jusqu'à l'époque de la moisson ; or la moisson — un autre texte l'enseigne — est la consommation du siècle. Enfin cette preuve scripturaire est complétée par les formules suivantes qui ont trait au

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