‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 10 sur 547 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

ces de la révélation. Qu'on ne dise pas que cette préoccupation est absente des longues dissertations auxquelles se sont livrés les scolastiqucs. Sans doute Tappel à l'autorité scripturaire et patristique occupe une place bien modeste dans les écrits d'Albert le Grand, de saint Bonaventure, de Duns Scot et de Durand. Mais qu'on ouvre les Sentences de Pierre Lombard, on y rencontrera, à profusion, ces autorités que l'on cherche si souvent en vain après lui. Or il ne faut pas oublier que la plupart des docteurs du treizième et du quatorzième siècle se sont bornés à commenter les Sentences. Ils lisaient devant leurs élèves une page de Pierre Lombard, Texpliquaient et s'abandonnaient ensuite à des spéculations, qui avaient pour point de départ ce qu'ils appelaient la « Lettre », c'est-à-dire le texte du Maître des Sentences. S'ils n'ont pas donné de références ou s'ils n'en ont donné qu'en passant et sans insister, c'est que ces références étaient sous les yeux de leurs élèves. Aussi ceux d'entre eux qui n'ont pas fait des Sentences leur manuel, se sont livrés au travail de la démonstration. Qu'on lise la Somme de saint Thomas ou celle d'Alexandre de Halès on y trouvera l'édifice, tant scripturaire que patristique de Pierre Lombard, reconstruit sur un nouveau plan ; et à côté de certaines parties qui ont été résumées, on constatera que d'autres ont reçu des développements appréciables.

Examinons maintenant, dans une vue d'ensemble, les travaux qui, depuis les origines jusqu'au concile de Trente, ont été inspirés par la méthode positive. Ce qui frappe tout d'abord, quand on les rapproche les uns des autres pour les comparer, ce sont les liens de dépendance qui rattachent à quelques-uns la plupart d'entre eux. Chaque fois qu'un docteur découvrit une nouvelle démonstration soit scrip-

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