Ora^31.26, M. 36. 161 et
2. De Trinit., 2. 13, M. 42. 827 : « De Spiritu Sancto collecta sunt testimonia quibus ante nos qui haec disputaveriint abundantius usi sunt. » — 11 ébauche une démonstration dans Ejp. 238. 21, M. 33. 1046, adressée à un arien. — Voir aussi : saint Cyrille, Thésaurus, 33 et 34, IM. 75. 566 et 574.
3. De Spiritu Sanclo, M. 62. 9, mis sous le nom de Paschasius diaconus à qui il fut attribué dans tout le moyen âge.
LE FILIOQUE. 71
Tun de l'autre le texte de saint Jean où il est dit que « l'Esprit du Père » parle dans les chrétiens, et l'endroit où saint Paul dit ([ue « Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils » dans le cœur des chrétiens; et ce rapprochement l'autorisa à conclure que le même Esprit, qui procède du Père procède aussi du Fils. Le saint docteur étudia également le texte : Accipite Spiritum Sanrdmi, qui nous montre Notre-Seigneur donnan-t le Saint- Esprit à ses apôtres ; et cet autre où le divin Sauveur déclare qu'une « vertu )> — c'est-à-dire le Saint-Esprit — est sortie de lui. Et ces deux textes lui parurent offrir de nouvelles preuves de la procession ab utroque ^. Avant lui, Didyme - et saint Épiphane ^ avaient tiré une conclusion analogue, l'un de l'endroit de saint Jean où le Saint-Esprit est dit ne pas parler « de lui-même » , l'autre de cette parole du Sauveur : « 11 recevra de moi ». Nous retrouvons ce dernier texte sous la plume de saint Cyrille d'Alexandrie '*, servant à prouver que le Saint- Esprit procède du Fils. Quand la controverse du Filioque fera son apparition, la croyance de l'Eglise latine aura à sa disposition, en même temps qu'une démonstration scripturaire toute faite, des témoins fournis par l'Orient comme par l'Occident ^.
1. //i/o., tr. 99. 6-7, M. 35. 1889. Au n. 8 il se demande pourquoi dans le texte : De Paire procedit, Notre-Seigneur semble attribuer au Père seul la procession du Saint-Esprit. Il répond que le Fils aime à rapporter à son Père même ce qui est à lui.