‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 105 sur 547 · LA VIRGINITÉ DE MAIUE · texte numérisé non relu

LA VIRGINITÉ DE MAIUE

forcer sa démonstration K Le texte : Voici qu'une vierge enfantera, se retrouve dans saint Irénée ^et dans Tertiillien^. On le rencontre ensuite à chaque pas.

La doctrine de la virginité in parla était, au deuxième siècle, en faveur chez les docètes dont elle semblait appuyer les rêveries ''. C'est ce qui la rendit suspecte à plusieurs Pères, entre autres à Origène ^ et à Tertullien ^. Pour la combattre, ils semblèrent s'inspirer de l'endroit où saint Luc cite le texte de TExode relatif au premier-né, qui « ouvre » le sein maternel ^. Toutefois, on ne saisit jamais sous leur plume une référence formelle dans ce sens. Quoi qu'il en soit, ils conclurent, ou laissèrent entendre, que l'enfantement de Notre-Seigneur avait respecté les lois ordinaires. Entraînés par les nécessités de la polémique, ces docteurs ne se rendaient pas compte qu'en frappant les gnostiques, ils blessaient aussi la piété chrétienne. L'apôtre des vierges, saint Ambroise, le comprit. Aussi, quand Jovinien osa dire que Marie avait perdu sa virginité dans l'enfantement du Sauveur, l'évêque de Milan fit entendre cette protestation : a Vierge quand elle a conçu, elle était vierge quand elle enfanta son fds, puisqu'il est écrit : Voici qa' une vierge concevra et enfantera un fils. Ce nest donc pas seulement la conception, c'est l'enfantement qui, d'après le prophète, doit être virginal. Il est question dans l'Ecriture d'une porte qui doit rester fermée, et par laquelle le Dieu d'Israël aura seul le pouvoir de passer. N'est-il pas manifeste que cette porte est Marie?... Oui, c'est d'elle qu'il est écrit que la porte, après avoir livré passage au Seigneur, demeurera fermée ^... » On le voit, deux textes scripturaires ont été utilisés par saint Ambroise, pour sa

1. Dial. 100, p. 709. — Voir encore : Dial. 54, 63, 76, p. 593, 619, 653, où la conception virginale est prouvée par: Gen. 49. 11.

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