In Luc, Ilomil. 14, iM
6. Adv. Marc, 3, 11, M. 2, 336; Ibid., 4. 21, p. 411, 412; De carne Christi, 23, M. 2. 790.
7. Luc% 23 : « oiavoîyov arjxpav ». Certaines formules rappellent ce texte, notamment celle-ci de saint Irénée, Ilaer. 4; 33. 11, M. 7. 1080 : « purus pure puram apcriens vulvam ».
S.f'/?. 42. 5, iM. 16. 1125.
74 THÉOLOGIE scripturaire; la marialogie.
démonstration de la virginité in partii, à savoir : la prophétie d'Isaïe, dans laquelle le mot « pariet » a été souligné, et la prophétie d'Ezéchiel : Hœc pointa claiisa erit. Cette démonstration ne fut probablement pas recommencée, mais la conclusion resta acquise. Saint Augustin \ saint Léon ^, saint Fulgence ^, Gennade"*, saint Cyrille d'Alexandrie ^, saint Jean Damascène^ furent d'accord à enseigner — sans se référer nettement à aucun texte scripturaire — que l'enfantement de Notre-Seigneur ne causa aucun dommage à la virginité de sa mère.
L'évangile de saint Jean nous apprend que Notre-Seigneur, sur le point de mourir, confia sa mère aux soins du disciple bien-aimé. Ce testament du Sauveur fournit une preuve scripturaire de la virginité post partitm de Marie. « Si Marie avait eu des enfants, s'écrie saint Epipliane, ou encore si elle avait eu un époux, pourquoi le Seigneur l'aurait-il confiée à saint Jean '^? » La même observation apparaît déjà dans saint Hilaire ^, qui l'avait probablement empruntée à Origène ^. Nous la retrouvons, plus tard, dans saint Ambroise, saint Jérôme, le pape Sirice, et enfin, pour ne pas sortir du quatrième siècle, dans saint Jean Chrysostome.
Cependant l'Evangile, en même temps qu'il appuyait la virginité post partum, paraissait aussi élever contre elle des objections. Ne disait-il pas que Jésus avait des « frères ^^)) ? Et le tour de phrase de saint Matthieu : // ne la connaissait pas jusqu'à ce quelle enfantât son fils ^\ ne supposait- il pas que saint Joseph avait « connu » Marie après la naissance du Sau-
1. Enchirid. 34, M. 40. 249; £'p. 137. 8, M. 33. 519; Serm. 51. 18, M. 38. 343, etc.