‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 107 sur 547 · LA VIKGIXITÉ DE MARIE · texte numérisé non relu

LA VIKGIXITÉ DE MARIE

veiir? Telles étaient les principales difficultés qu'on eut à élu-

er

cid

Le problème des « frères » de Jésus reçut deux solutions : Tune d'après laquelle ces « frères » étaient en réalité des demifrères, c'est-à-dire des enfants issus d'un premier mariage de Joseph; l'autre qui réduisait ces « frères » à de simples cousins. La première solution, défendue par Origène ^, puis, à sa suite, par saint Hilaire '^, saint Epiphane'', saint Grégoire de Nysse^, saint Jean Chrysostome ^, dérivait de V Evangile de Jacques ", apocryphe du deuxième siècle, où Joseph était présenté comme un veuf fort avancé en âge, à qui les prêtres juifs avaient confié Marie en le chargeant de veiller sur elle. La seconde, qui sauvegardait la virginité de Joseph, en même temps que celle de Marie, fut soutenue par saint Jérôme ^. Celle-ci fut seule en vigueur dans l'Église latine, à partir du cinquième siècle^; celle-là continua d'avoir la sympathie de l'Eglise grecque ^^.

Le texte : // ne la connaissait pas jusqu'à ce quelle enfantât... reçut, lui aussi, deux solutions. Saint Hilaire ^^ etsaint Epiphane ^^ admirent que Joseph avait en effet « connu » la sainte Vierge après la naissance du Sauveur. Mais ils expli-

!.■ L'expression de saint' Luc (2. 7) « premier-né » et celle de saint Matthieu (L 18) «avant qu'ils fussent unis ».

2. In Matth. 10. 17, AL 13. 876 ; In Luc. Homil. 7, M. 13. 1818.

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