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76 THEOLOGIE SCRIPTURAIRE ; LA MARIALOGIE.
quèrent que la connaissance visée par Tévangéliste était exclusivement intellectuelle. Saint Jean Chrysostome ^ , au contraire, qui se rendait compte que le verbe « connaître » désignait l'acte conjugal, déclara que Joseph ne « connut » jamais Marie, et que la formule scripturaire « jusqu'à ce que » n'impliquait pas l'existence de rapports conjugaux entre la mère du Sauveur et son père nourricier à partir de l'enfantement. Cette dernière solution, que saint Jean Chrysostome avait sans doute reçue de ses maîtres d'Antioche, fut adoptée par saint Jérôme-, et, à sa suite, par tous les docteurs^. L'autre, dont le caractère artificiel était trop manifeste, tomba dans l'oubli.
TertuUien prétendit que le Sauveur, dans la célèbre parole : Qui est ma mère et qui sont mes frères? avait blâmé l'incrédulité de sa mère et de ses frères ^. Saint Jean Chrysostome, sans aller aussi loin, crut que Marie avait obéi à un sentiment de vanité, en dérangeant Notre-Seigneur au milieu d'un discours, et que la réponse : Qui est ma mère..."^ était destinée à lui inspirer des sentiments plus humbles ^. Le même docteur tira une conclusion analogue du texte : Femme, qu'y a-t-il entre i^ous et moi? Il pensa que, aux noces de Cana tout comme dans la scène décrite par les synoptiques, Marie avait voulu attirer l'attention sur elle et avait été, de ce chef, rappelée à l'ordre par son divin Fils ^. Enfin, Origène'^, saint Basile ^, saint Cyrille d'Alexandrie ^, quelques autres Pères encore ^^, enseignèrent que la sainte Vierge, quand elle vit