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82 THÉOLOGIE scripturaire; la création de l'homme.
comme insuffisante, la prétendue preuve que le traducianisme croyait pouvoir tirer du texte de la Genèse, où il était question des âmes issues de Jacob '• . Sa conclusion définitive fut que la Bible se taisait sur le problème de l'origine de l'âme ^. Nous retrouvons cette conclusion sous la plume de Fulgence ^. Et c'est de son côté que se rangèrent saint Grégoire ^ ainsi que saint Isidore ^, car ils présentèrent l'origine de l'âme comme un mystère insoluble ^. En revanche, Gennade'^ et Bède ^ adoptèrent, à la suite de saint Jérôme, la solution créatianiste, mais ils ne se placèrent pas sur le terrain biblique.
Dans la condition primitive de l'homme, les deux principaux privilèges qui aient été signalés — les seuls en tout cas qui aient donné lieu à des recherches bibliques appréciables — furent l'immortalité et l'exemption de la concupiscence.
Jusque vers la fin du quatrième siècle, les Pères, quand ils eurent l'occasion de parler d'Adam, enseignèrent ou, du moins, laissèrent clairement entendre, que sa mort avait pour cause sa désobéissance et que, dans le plan primitif de Dieu, il était