Ep. 190. 18, p
2. Ep. 190. 17, p. 862 : « Aliquid ergo certum de animae origine nondum in Scripturis canonicis comperi », Cette lettre est de 418.
3. Ep. 15. 12, M. 65. 439; De verUate praedestinalionis, 3. 28, M. 65. 666 et suiv.
4. Ep. 9. 52, M, 77. 990 : « Utrum ipsa ab Adam descenderit an certe singulis detur, incerlum remansit. »
5. De eccles. officiis, 2. 24, 3, M. 83. 818; Ordo creaturarum, 15. 10, M. 83. 952.
6. Les témoignages que l'on vient de passer en revue rendent singulièrement suspecte la lettre du pape Anastasellaux évèques de la Gaule, (Thiel, Epistol. rom. pontifie, 1. 636) dans laquelle le traducianisme est condamné comme une hérésie, au nom des textes scripturaires : Pater meus usque modo operalur. — Nonne omnem flatum ego feci? (Is. 57. 16). Comment un pape a-t-il pu, en 498, taxer d'hérésie une opinion dans laquelle saint Augustin n'avait rien vu de contraire à l'Écriture! Et, surtout, comment le pape saint Grégoire aurait-il pu laisser la question de l'origine de l'àme indécise, si 1 un de ses prédécesseurs avait déjà rangé le traducianisme parmi les hérésies ! On sait, depuis près de vingt ans, que la lettre d'Anastase 11 à Clovis est une fraude littéraire. 11 est bien probable que la lettre du même pape aux évêques des Gaules en est une autre.