‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 12 sur 547 · INTRODUCTION. XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XVII

répondit à toutes les objections que les ariens élevaient au nom de l'Ancien Testament. Après ces deux docteurs, la preuve scripturaire de Yhomoousios ne fît, pour ainsi dire, aucun progrès, et tous les Pères qui ont pris part à la polémique arienne, se sont à peu près bornés à utiliser les travaux de saint Athanase.

Si nous poursuivions cette enquête, nous verrions que saint Cyrille d'Alexandrie, dans son premier Discours aux Reines^ Théodoretdans ses Dialogues^ l'abbé Maxime dans sa Conférence avec Pyrrhus^ le pape Martin dans le concile romain de 649, rassemblèrent, une fois pour toutes, les témoignages relatifs à l'unité de la personne du Christ, à la distinction de ses natures ainsi qu'à celle de ses volontés, et que leurs listes n'ont pas été sensiblement allongées par ceux qui ont mis leurs recherches à contribution. Nous constaterions que, dans la controverse pneumatomaque, les attestations bibliques de la divinité du Saint-Esprit ont été recueillies, d'une façon à peu près définitive, par saint Athanase, dans ses Lettres ce Sérapion. La controverse iconoclaste nous montrerait que les bases traditionnelles du culte des images ont été établies par saint Germain et saint Jean Damascène. Nous apprendrions également que, dans la controverse adoptianiste, les recherches du pape Adrien donnèrent le ton, et que, dans la controverse eucharistique, Paschase Radbert composa une liste de témoignages scripturaires aussi bien que patristiques, qui ne reçut que de légères additions. En parcourant ce volume, on verra que la preuve biblique de la primauté de l'évêque de Rome a été de bonne heure établie par les papes. Il va sans dire que, dans la démonstration du péché originel et de la nécessité de la grâce, saint Augustin a eu un rôle capital.

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