‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 13 sur 547 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

Tous les exemples que l'on vient de mettre sous les yeux du lecteur sont empruntés aux controverses. Il n'en pouvait guère être autrement. Ce sont les controverses qui, sur presque tous les points, ont provoqué l'étude des sources et l'ont conduite, après des tâtonnements plus ou moins longs, parfois même sans hésitation, à ses résultats définitifs. Avant l'apparition de l'hérésie pneumatomaque, la théologie scripturaire du Saint-Esprit était à peu près nulle; les Lettres à Sérapion, on l'a déjà dit, la portèrent immédiatement à un degré qui, si l'on fait abstraction du Filioque, (ut à peine dépassé. Avant que Ratramne eût écrit sa thèse sacramentaire, la preuve patristique de la présence réelle n'avait jamais été faite; Paschase Radbert, qui l'établit, ne laissa que quelques textes à glaner. En étudiant de près la plupart des controverses, nous arriverions à un résultat analogue. Le plus souvent, on ne se mit à interroger l'Ecriture et les Pères que pour satisfaire aux exigences de la polémique.

Et le secret de cette impulsion que les controverses donnèrent à la théologie positive n'est pas difficile à trouver. Les hérésiarques, à peu d'exceptions près, se présentèrent régulièrement comme les héritiers des enseignements de l'Écriture et de la pensée des Pères. Les adoptianistes du deuxième siècle, nous le savons par F « Anonyme d'Eusèbe », soutenaient que leur doctrine était celle des anciens et des Apôtres, qu'elle avait été enseignée à Rome jusqu'à l'époque de Victor, et que Zéphyrin avait été le premier à l'abandonner. Les ariens opposaient aux catholiques plusieurs textes de l'Écriture, notamment les suivants : « Le Père est plus grand que moi ; — Pour ce qui est de ce jour et de cette heure, de la fin du monde, ni les ansres du ciel ni le Fils n'en sont informés, le Père seul

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