Serm., p
'i. Op. imp.2. 47, M. 45. 1161. On retrouve la même argumentation dans : Op. imp. 2. 50, 52, 56; 3. 85, p. 1163, 1166, 1283 ; De nuptiis et concupiscentia^ 2. 45, M. 44. 462.
3. Op. imp. 2. 63, M. 45. 1169 : « Transiit ergo cum morte peccatum,
quid est quod nunc dicis non peccatum transisse sedmortem? »
4. De peccal. merit. 1. 11, M. 44. 115. Quand il écrivit ce livre, c'est-àdire en 412, saint Augustin inclinait à rapporter la formule in quo au péché d'Adam , ce qui lui donnait la traduction suivante : « Ainsi a passé dans tous les hommes le péché dans lequel tous ont péché (Voir loc. cit., p. 115). Quelques années plus tard, il s'aperçut que le mot qui, dans le grec, désigne le péché, est du féminin, tandis que le relatif correspondant à in
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en Adam, parce que nous étions en lui au moment où il pécha. C'était la troisième preuve de la transmission de la faute d'Adam que fournissait le texte de l'apôtre, et cette preuve était décisive entre toutes. Julien essaya cependant d'y échapper, et, dans ce but, il donna à la* particule in quo un sens explicatif. 11 s'attira cette réponse indignée : « Tu essaies en vain de fausser le sens de ces mots par une interprétation nouvelle. Tu prétends qu'ils doivent être traduits ainsi : C'est pour cela que tous ont péché... comme si les hommes, quand ils font le mal, imitaient l'exemple donné par Adam... En réalité, chacun a son motif quand il pèche ; mais personne ne pense à la faute du premier homme et ne se propose d'imiter son exemple ^ . »
La déclaration de saint Paul : Pei' iiniun hominem... avait fourni à Augustin trois preuves de la transmission du péché de notre premier père ; la réponse de Notre-Seigneur : Nisi quîs renatus fuerit... lui en procura deux. Tout d'abord, il s'occupa de renverser la distinction imaginée par les pélagiens entre le royaume du ciel et la vie éternelle. Dans ce but, il fit appel tant au discours eschatologique, qu'au texte de saint Jean où le Sauveur proclame que quiconque ne mange pas la chair du Fils de l'homme n'aura pas la vie en lui. Il fit observer, qu'au jugement général, les hommes seront divisés en deux groupes, pas un de plus, et qu'il n'y aura pas de séjour intermédiaire entre le ciel et l'enfer rempli de feu ^. Il fit également observer que, d'après la parole expresse de Notre-Seigneur, la réception de l'eucharistie était la condition indispensable de l'entrée, non pas seulement dans « le royaume du ciel » , mais dans « la vie éternelle » ; et il conclut que, si « la vie éternelle » supposait nécessairement la
quo est d'un genre différent; il rapporta alors cette particule à Adam; voir : Ad Bonifac, 4. 7, iM. 44. G14.