‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 128 sur 547 · Contra Julianum, 6. 75, M · texte numérisé non relu

Contra Julianum, 6. 75, M

2. Serm. 294. 3, M. 38. 1337. Après avoir rapporté les paroles du Sauveur, Venite... Ile inignem... il ajoute : « NuUus relictus est médius locusubi ponere queas infantes... Ecce in dextra regnum cœlorum... Qui ibi non est in sinistra est. Quid erit in sinistra? Hein ignem aelernum. » — De pecc. mer. 3. 6. M. 42. 189 : «... ita vel inacternam mortem sine peccato praecipitetur vel, quod est absurdiùs, extra regnum Dei habeat vitam aeternam, quum Dominus... dicturus sit : Venile, benedicU... »

réception de l'eucharistie, elle devait, à plus forte raison, supposer la réception du baptême '. Puis, après avoir ainsi prouvé que la distinction rêvée par les pélagiens entre le royaume des cieux et la vie éternelle était vaine, et que les enfants morts sans baptême étaient inévitablement condamnés à l'enfer, il tira la conclusion qui se dégageait de ces longues prémisses. « Ces enfants, dit-il, ne pourraient évidemment pas être damnés s'ils n'avaient pas de péché. Or ils sont absolument incapables de commettre une faute personnelle. Reste donc qu'ils ont contracté un péché originel. Voilà ce que nous devons comprendre ou, du moins, croire^. »

A cette première preuve du péché originel, tirée du texte : Nisi guis renatus fuerit, Augustin en ajouta une seconde puisée à la même source. Il montra à ses adversaires que leur prétendue distinction ne leur servait de rien. Les pélagiens, on le sait, fermaient aux enfants morts sans baptême le royaume du ciel, et ne leur donnaient accès que dans la vie éternelle. Prenant acte de leur aveu, l'évêque d'Hippone leur dit : « Convenez qu'il y a au moins une petite peine — en réalité elle est grande — pour l'image de Dieu à ne pas entrer dans son royaume. Et maintenant ouvrez les yeux, je vous en prie, et voyez s'il est juste d'inlliger une peine à un enfant qui, selon vous, est sans péché ^. »

Telle fut l'œuvre de l'évêque d'Hippone. Cette oeuvre ne fut pas vaine. Sans doute elle ne pénétra pas en Orient. Au milieu du cinquième siècle, Théodoret '' et saint Cyrille d'Alexandrie^ continuèrent d'interpréter le texte de l'épître aux Romains comme saint Jean Chrysostome l'avait interprété. Et, au huitième siècle, saint Jean Damascène ne connaissait encore que cette

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