‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 14 sur 547 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

les connaît; — Le Seigneur m'a créé pour être le commencement (le ses voies «. lis revendiquaient également Denys d'Alexandrie comme un de leurs ancêtres. Les pélagiens aimaient à se mettre sous le patronage des Pères grecs et, en particulier, de saint Jean Chrysostome. Quand il entreprit sa campagne iconoclaste, Léon l'isaurien prétendait exécuter les ordres du Seigneur, qui avait dit dans l'Écriture : « Tu ne feras pas d'images taillées ; qu'ils soient confondus ceux qui servent les images )). Ratramnc et Bérenger se disaient autorisés par saint Augustin à combattre la présence réelle. Et ces exemples, pris au hasard, pourraient être facilement multipliés. En somme, tous les docteurs, qui entreprirent de ruiner l'hérésie, eurent affaire, sauf dans deux ou trois circonstances, à des témoignages soit scripturaires, soitpatristiques. A des adversaires qui se réclamaient de l'Ecriture ou de la Tradition, et souvent des deux à la fois, il fallait naturellement opposer les mêmes autorités ; et Ton n'aurait eu aucune prise sur les hérétiques si l'on ne s'était décidé à les suivre sur leur propre terrain. Voilà ce qui explique le rôle prépondérant qu'a exercé la théologie positive dans les controverses.

Toutefois on serait dans Terreur, si Ton croyait que les controverses ont seules fait progresser l'étude des sources, et qu'en leur absence, ni l'Ecriture ni la Tradition n'ont donné lieu à des recherches originales. Les Pères n'attendirent pas la controverse du neuvième siècle, pour établir le dogme de la présence réelle sur ses bases scripturaires. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à se rappeler le célèbre texte de saint Cyrille de Jérusalem : « Puisque le Christ a dit en désignant le pain : Ceci est mon corps ^ quel doute pourrait-on concevoir ? Et puisqu'il a dit : Ceci est mon sang^ comment pourrait-on hésiter à

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