‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 131 sur 547 · Ibid. n. 19, p · texte numérisé non relu

Ibid. n. 19, p

4. Ibid. n. 18, p. 291 : «... non sufïîcit ad perficiendam salutem sola voluntas humana, nec idoneus est mortalis cursus ad consequenda coelestia et ad capiendam paimamsupernaevocationis Dei... nec tamen consummatio ejus nobis, sed Deo qui est prima et praecipua causa operis ascribetur.

Qu'on lise saint Hilaire ^ ou saint Grégoire de Nazianze-, saint Ambroise^ ou saint Basile'', saint Zenon ^ ou saint Jean Chrysostome ^ on entend proclamer par tous la nécessité de la grâce pour la vie chrétienne. Néanmoins, si l'on excepte la doctrine de la vocation au salut, on peut dire que, ici encore, la théologie scripturaire occupe peu de place. Sans doute on rencontre, çà etlà, des références bibliques destinées à confirmer telle ou telle assertion. Saint Grégoire de Nazianze, par exemple, pour confondre ceux qui croyaient ne rien devoir à Dieu, leur oppose le texte de saint Paul : « Cela dépend, non de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde"^ » ; saint Cyrille de Jérusalem, pour prouver que les martyrs ont besoin d'un secours divin, apporte la parole de saint Paul: « Personne ne peut dire : Jésus est le Seigneur, si ce n'est par le Saint-Esprit ^ ; » et l'Ambrosiastre, au cours de son commentaire sur les épîtres de l'apôtre, y signale à différentes reprises le dogme de la grâce ^ Mais ces attestations bibliques n'apparaissent que rarement, comme par hasard, et ne sont jamais l'objet d'une étude approfondie. Il reste vrai de dire que, depuis Origène jusqu'à saint Augustin, aucun des problèmes qui ont trait à la grâce, sauf celui de la vocation divine, n'a été examiné sur le terrain scripturaire.

Une exception doit être faite pour le problème de la vocation divine, et cela à cause du célèbre texte des Épîtres pastorales : Dieu cent que tous les hommes soient saucés. L'attention fut fréquemment attirée sur cet oracle. Méthode ^^ les Constitu-

1. Voir CousTANT, Praefatio generalis, 259, M. 9; 122, en tête des œuvres de saint Hilaire.

2. Voir, en tête des œuvres de saint Grégoire, la Praefatio generalis, M. 35, 123 à 130.

3. In Luc. 3. 37, M. 15. 1604 : « Ilabemus enim adversarium magnum qui Vinci a nobis sine Dei favore non possit. ». Voir : In Luc. 2. 84, M. 15. 1583; In ps. 36. 15, M. 14, 973; In Luc. 7. 27, M. 15. 1706.

Page 1