Conviv. 2. 7, M
l'appel des hommes au salut. 99
lions apostoliques \ saint Grégoire de Nysse -, saint Ambroise ^, l'Ambrosiastre ■*, saint Jean Chrysostome ^ le consultent. Et ils en reçoivent pour réponse que Dieu offre à tous les hommes les moyens nécessaires pour aller au ciel. « Ce n'est pas la volonté divine, dit l'auteur de VAntirrheticuSy qui fait que les uns sont sauvés et que les autres périssent ; autrement Dieu serait responsable de notre damnation : la volonté libre de ceux qui entendent la parole de Dieu est seule en cause. » L'évêque de Milan dit également: « Le Rédempteur a offert à tous le moyen de recouvrer la santé ; de sorte que quiconque périra ne pourra s'en prendre qu'à lui-même. Ceux qui périssent sont victimes de leur négligence; ceux, au contraire, qui sont sauvés, le sont conformément au désir du Christ qui i>eut que tous les hommes soient saucés... » Quelques années plus tard, le grand orateur de Constantinoj)le expliquera en ces termes pourquoi le chrétien ne doit pas abandonner uniquement à la Providence l'affaire de son salut : « Dieu ne fait violence à personne. Sans doute il veut que tous soient sauvés, mais non par force. C'est ce que saint Paul nous apprend quand il nous dit : Dieu i^eut que tous les hommes soient sauç^és et arrivent à la connaissance de la vérité. Pourquoi tous n'arrivent-ils pas au salut alors que Dieu le veut? Parce que tous ne conforment pas leur volonté à celle de Dieu qui ne violente personne. » On sait que les vingt dernières années de la vie de saint Augustin furent absorbées par la controverse pélagienne, et que, dans cette controverse, les questions relatives à la grâce eurent la plus grosse part. Les pélagiens se placèrent de préférence sur le terrain de la raison. Dès le début, Pelage et son disciple,