‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 133 sur 547 · Anlirrhet. 29, M · texte numérisé non relu

Anlirrhet. 29, M

3. De Caïn et Abel, 2. 11, M. 14. 346 : « Ideo omnibus opem sanitatis obtulit... qui omnes liomines vult salvos fieri et in agnitionem vcritatis venire. » — Voir : De paradiso, 39, M. 14. 292; In ps. 45. 12, M. 14. 1139- In ps. 48. 2, M. 14. 1158; Inps. 1. 48, M. 14. 947.

4. In. 1 Tim. 2.4, M. 17. 466 : « Vult Deus omnes homines salvos fieri, sed si accédant ad eum. Non enim sic vult ut nolontcs sah'cntur, sedvult illos salvari si et ipsi velint. »

5. Homil. in quaedam loca Novi Test., 11. 6, M. 51, 114 : Ttôi; ouv où-/ à-avie; aa)':^ovTat et bz)z\. Tiâvraç <ya)0?ivat ; 'Etisioï; où-/ ànàvxwv t6 6éÀyi|j.a xcù 6s);/i(jLaTt aÙTOTJ ËTicxat, aO'ôç 6è oùoéva pià^exai.

100 THÉOLOGIE SCRIPTURAIRE; la GRACE ACTUELLE.

Céleste, s'efforcèrent de mettre la grâce en opposition avec la notion même du libre arbitre ^ ; et quand le fougueux Julien prit la plume, ce fut, avant tout, à ce genre d'arguments qu'il recourut 2. Toutefois aux objections de la raison ils ajoutèrent d'autres armes de combat. On verra plus loin qu'ils prétendirent être les dépositaires de la Tradition. Disons ici qu'ils invoquèrent le patronage de l'Ecriture. Saint Augustin nous a conservé la liste des textes, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, dont Céleste se faisait un rempart. Ils sont nombreux. On remarque les suivants : « Tu seras parfait devant le Seigneur ton Dieu. — Soyez parfaits comme votre Père qui est dans les cieux est parfait. — Soyez sobres, justes et ne péchez pas, — N'écoutez plus les conseils de la concupiscence, soyez saints dans votre conduite. — Heureux ceux qui sont immaculés et qui marchent dans la voie du Seigneur. — Le commandement que je vous donne aujourd'hui n'est pas pénible, il n'est pas hors de votre portée. — Mon joug est doux et mon fardeau est léger. — L'amour de Dieu consiste à observer ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles^. » Comme on le pense bien, le disciple de Pelage déduisait de ces oracles que la pratique de la vertu n'avait rien d'impossible aux forces humaines, et que, pour éviter le péché, l'homme n'avait nul besoin d'un secours étranger.

Saint Augustin n'eut pas de peine à opposer aux attestations scripturaires, dans lesquelles les contempteurs de la grâce cherchaient un appui, d'autres attestations mettant nettement en lumière la nécessité du secours céleste. N'était-ce pas la pensée de saint Paul quand il disait : « C'est Dieu qui opère en nous le vouloir et l'action » ? N'était-ce pas ce qu'avait enseigné le Saint-Esprit quand il avait dit, par la bouche des écrivains inspirés : « La volonté est préparée par Dieu; c'est par le Seigneur que les voies de l'homme sont dirigées '^ » ? Augustin

1. Voir dans saint Augustin, De perfectione jusliliae, 117, à M. 44.293 et suiv., la liste des « Ratiocinationes >» de Céleste.

2. Voir VOpus imperfeclium, M. 45. 1049 et suiv., où les objections de Julien sont rapportées tout du long.

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