‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 16 sur 547 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

cord avec la parole du Sauveur : Quorum remiseritis...? Gratien fit une enquête minutieuse auprès des Pères relativement à la nécessité de la confession. Les textes Coufiteniini et Quorum remiseritis furent soumis à de multiples examens, et — après de longs tâtonnements — on arriva à une solution définitive.

11 reste vrai néanmoins que, prise dans son ensemble, la littérature catéchétique et didactique n'a, avant le onzième siècle, donné presque aucun essor à la théologie positive. Non pas qu'elle l'ait négligée. Que l'on prenne les sermons de saint Augustin ou les homélies de saint Jean Chrysostome, les commentaires de saint Cyrille d'Alexandrie ou ceux de Théodoret, V E iichiridion de l'évêque d'Hippone ou les Morales de saint Grégoire, on y trouvera des références plus ou moins nombreuses. Mais presque toujours, ces références sont des emprunts, des adaptations. Ce qu'a été l'usage des sources danslapériode scolastique, on le verra bientôt.

Ce qui frappe, à un autre point de vue, quand on compare entre eux les divers monuments laissés par la théologie positive, c'est le contraste qu'offrent leurs proportions. Tandis que les uns sont exclusivement consacrés à un dogme, tout au plus à deux ou trois, les autres sont des synthèses plus ou moins complètes de la dogmatique chrétienne. Il y a là un nouveau groupement qui mérite de retenir notre attention.

Commençons par dire que tous les traités de controverse, qu'ils contiennent des recherches personnelles ou qu'ils soient des imitations, appartiennent à la première catégorie. Les écrits inspirés par la controverse arienne, qu'ils soient de saint Athanase, de saint Hilaire, de saint Basile ou de tel autre docteur, recueillent les témoignages rela-

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