XXII INTRODUCTION
tifs à ridentitë substantielle du Père et du Fils ; mais on leur demanderait vainement d'autres attestations. Dans ses Discours aux Reines et dans ses Lettres^ saint Cyrille d'Alexandrie expose les preuves, soit scripturaires soit patristiques, de Tunité de la personne du Christ ; il n'a pas d'autres préoccupations. Les Dialogues de Théodoret et la Lettre à Flavien de saint Léon nous montrent le dogme des deux natures dans les écrits des Pères, mais sans aller plus loin. Ratramne, Enée, saint Thomas et les autres docteurs qui ont écrit des livres Contra errores Graecorum^ ont concentré leur attention presque exclusivement sur le Fiiioque^ la primauté du pape et le purgatoire. D'autres exemples ne feraient que confirmer la vérité de cette assertion. Les traités de controverse sont consacrés à un dogme, tout au plus — et cela rarement — à quelques-uns. Si l'on y trouve des attestations étrangères, on constate que l'auteur les a amenées comme par hasard et sans y prendre garde. C'est ainsi que, vers la fin de sa première Apologie, saint Justin mentionne fortuitement une des des preuves scripturaires de la présence réelle.
Les synthèses de théologie positive doivent donc être cherchées dans la littérature didactique. Elles sont rares pendant les huit premiers siècles. Les Sentences àQS^mi Isidore qIIq De fide orthodoxa de saint Jean Damascène ne peuvent entrer ici en ligne de compte. Ces livres sont des synthèses composées, en grande partie, l'une à l'aide du pape saint Grégoire, l'autre à l'aide de saint Grégoire de Nazianze ; mais qui exposent plutôt qu'elles ne prouvent, ou qui, en tout cas, réservent à la preuve une place trop modeste pour être admises à prendre rang parmi les œuvres de théologie positive. Le De testinioniis de saint Cyprien n'a aucun titre non plus à intervenir ici. C'est un