De baptismo, 3. 19, M
130 THÉOLOGIE scripturaire; la confirmation.
sauve ne sort pas de l'Église'. Mais il déclara que la production du rite baptismal, en dehors même de l'Eglise, imprimait dans Tâme une réalité invisible, le « caractère », qui assurait l'existence du sacrement^. Il ajouta que le vrai ministre du baptême était le Christ dont le ministre humain n'était que l'instrument. La doctrine du « caractère » lui permit de résoudre l'objection soulevée parles textes qui, en restreignant à l'Eglise le pouvoir de sanctifier et de sauver, semblaient du même coup lui assurer la possession exclusive du baptême. D'autre part, la réduction du prêtre au rôle d'instrument du Christ le mit à même d'expliquer pourquoi le baptême est salutaire, même quand il est conféré par un ministre indigne. Toutefois on doit reconnaître que, sur le terrain scrij^turaire, son attitude fut, en somme, presque exclusivement défensive; car s'il écarta tous les textes que ses adversaires lui opposaient, il ne leur en opposa lui-même qu'un seul, qui revint du reste fréquemment sous sa plume. Hic est qui baptizat. C'est le Christ qui baptise : voilà le seul témoignage inspiré que saint Augustin apporte dans le débat ^. En résumé, la controverse baptismale n'a apporté qu'une faible contribution à la théologie scripturaire.
Tertullien nous apprend, dans le De baptismo, que le chrétien, au sortir du bain du baptême, reçoit une onction d'huile « conformément à la loi ancienne qui prescrivait d'oindre les prêtres » ^. Il ajoute que, à l'onction, succède l'imposition des mains, par laquelle on bénit le néophyte, en appelant sur lui le Saint-Esprit; et que l'Esprit descend alors du Père dans l'âme du chrétien, qui a été mis par l'eau en état de recevoir cet hôte divin. Mas il ne donne d'autre référence scripturaire