In LevUic, liomil
5. In Jo. 20. 18, M. 35. IGM. II vient de citer le texte : Qui manducat. Il ajoute : « Hoc est ergo manducare illam cscam et illum bibere potum, in Christo manere et illum manentem in se habere. » Voir : n. 13 et suiv.
G. De doct. christ., 3. 24, IM. 31. 74 : « Facinus vel flagitium videtur jubere : figura est ergo, praecipiens passioni dominicae communicandum et suaviter atque utiliter recondendum in memoria, quod pro nobis caio
136 THÉOLOGIE SCRIPTURAIRE ; l'eUCHARISTIE.
crime ; on doit donc y voir une ligure qui nous prescrit de nous unir à la passion du Seigneur et de nous rappeler que sa chair a été crucifiée pour nous ^ »
Les Pères ne considérèrent pas seulement l'eucharistie comme le sacrement de la présence réelle. Depuis la Didachè, qui prescrit aux fidèles de rendre des actions de grâces après avoir confessé leurs péchés, afin que leur « sacrifice soit pur ^ », jusqu'à Isidore de Séville, qui explique que les oblations de la messe « sont appelées sacrifice parce qu'elles sont consacrées, par une prière mystique^ », la plupart des écrivains ecclésiastiques ont fait mention du sacrifice. Mais leurs textes n'ont, le plus ordinairement, que peu de portée et, en tout cas, ne se rattachent pas à TEcriture. Ceux qui échappent à cette loi, font appel à la célèbre prophétie de Malachie, où le Seigneur déclare que, désormais il repoussera les sacrifices juifs, mais qu'il recevra au contraire les sacrifices purs qui lui sont offerts en tout lieu par les nations ^. Saint Justin établit, par l'autorité de Malachie, que « les sacrifices offerts par les chrétiens avec le pain et le calice institués par Jésus-Christ » sont agréables à Dieu ^. Quelques années plus tard, saint Irénée prouva de la même manière que « l'offrande faite par l'Eglise selon les prescriptions du Seigneur est un sacrifice pur et que Dieu reçoit avec bienveillance*' ». Nous retrouvons le texte de Malachie chez Tertullien "^j chez saint Augustin^, chez Théodoret ^, destiné à soutenir la même thèse.
Saint Justin nous apprend que le pain et le vin mélangé d'eau formaient ce qu'on appelle en théologie la matière de
ejus crucifixa et vulnerata sit ». 11 vient de citer le texte : Nisi manducaveritis...