‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 2 sur 547 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

tel moment; par exemple au lendemain de la mort de saint Irénée, à la veille de la controverse arienne, après le concile de Ghalcédoine. On pouvait aussi prendre chaque dogme séparément, le suivre à travers l'histoire et exposer les titres de créance qu'on lui trouva, soit dans la Bible, soit dans les écrits des Pères. La première méthode, qui se fût mieux prêtée aux tableaux d'ensemble et aux effets littéraires, eût obtenu ces avantages aux dépens de l'exactitude et de la précision des renseignements. On a pensé que ce serait acheter trop cher des qualités de second ordre et on a préféré demander aux dogmes les cadres de rexposition. Pour une raison analogue, on a séparé la théologie patristique de la théologie scripturaire, et on a traité l'une à la suite de l'autre, en évitant de les unir. Cette disposition permettra au lecteur de mesurer plus exactement la place que chacune occupe dans l'histoire de la théologie positive. On n'a pas oublié néanmoins que le Moyen âge vit surgir des problèmes auxquels les Pères étaient restés, en grande partie, ou même complètement étrangers, et que les temps modernes en ont vu surgir d'autres dont le Moyen âge n'avait pas eu l'idée. On a donc tenu compte des grands tournants de l'histoire et on a divisé cette enquête en trois périodes qui ont pour points de section le règne de Charlemagne et le concile de Trente. Seules les deux premières périodes font l'objet du présent volume.

Une Histoire de la théologie positive ne mériterait pas ce nom, si les textes n'y occupaient une part prépondérante et n'en constituaient, pour ainsi dire, la trame. Toutefois une observation s'impose ici. Dans la plupart des controverses, de véritables armées de témoignages ont été mises sur pied. Si on ouvre, par exemple, le De recta fide

Page 1