Ibid. 3.6. M
4. Ibid. '6. 6, p. 1149, il réfute l'objection tirée d'un texte de V Évangile des Égypliens. Voir aussi : ibid. 3. 9 et 13.
160 THÉOLOGIE scripturaire; le mariage.
cun ait sa femme, pour que Satan ne vous tente pas ^ » ? N'avaitil pas dénoncé, comme des organes du démon, ces docteurs qui, à la fin des temps, interdiraient le mariage^? Et puis, les apôtres Pierre et Philippe n'avaient-il pas eu des enfants^? Si le mariage était mauvais, on devait donc condamner ces saints personnages! Clément conclut que l'Evangile approuvait le mariage aussi bien que le célibat et que chacun pouvait marcher, en sûreté de conscience, dans l'état où il avait été appelé''.
La thèse gnostique fut reprise, au quatrième et au cinquième siècles par les manichéens. Pour réfuter ces nouveaux hérétiques, saint Épiphane rappela que le Sauveur avait assisté aux noces de Cana, et qu'il y avait même accompli le premier de ses miracles. Il conclut de ce fait que les noces étaient vénérables et qu'elles n'excluaient pas du royaume de Dieu^. Et il confirma cette conclusion par l'endroit des Epitres pastorales où l'Apôtre ordonne aux jeunes veuves de se marier et de devenir mères de famille ^. Saint Ambroise déclara que le Sauveur avait sanctifié le mariage en prononçant ces paroles : Et erunt duo in carne una ^. A l'exemple de saint Epiphane, saint Grégoire de Nazianze^ et saint Cyrille d'Alexandrie^ firent appel à la présence du Sauveur aux noces de Cana. Et saint Augustin, qui utilisa dans le même but la parole de saint Paul : Si nupserit virgo non peccat ^^, montra, lui aussi, que l'origine divine des noces était attestée par l'histoire de Cana^^