jE;/?. 43. 23, M
5. Ep. 108. 7, p. 409: « Respondetur eum communicare peccatis alienis qui consentit malis factis, non eum qui, quum ipse sit triticum, simul tamen cuni palea quamdiu area relrituratur, diviiiis comnmnicat sacramentis. »
168 THÉOLOGIE scripturaire; l'église.
les donatistes avouèrent que TÉglise pouvait contenir des pécheurs dans son sein. Mais ils ajoutèrent que ces pécheurs devaient être ignorés et non connus comme tels ^ Et ils appuyaient cette restriction sur la parabole du filet dans lequel, disaient-ils, les mauvais poissons ne sont maintenus que durant le temps où ils sont ignorés du pêcheur. L'évoque d'Hippone leur montra que, si les mauvais poissons sont maintenus dans le filet parce qu'ils y sont dissimulés, on ne peut en dire autant de la paille dans l'aire. Il fit observer que cette paille s'étale au grand jour, et que pourtant elle reste mêlée au grain jusqu'au moment du vannage ^. Il conclut que l'Eglise, qui doit sans doute reprendre les méchants et même parfois les chasser de son sein, peut cependant, pour le bien de la paix, tolérer et laisser participer à ses sacrements non seulement les pécheurs ignorés, mais même les pécheurs publics et connus de tout le monde ^.
Si l'on avait ici à rapporter toutes les attestations historiques de la primauté du Siège apostolique, on devrait mentionner et la Lettre aux Corinthiens^ écrite par saint Clément avant la fin du premier siècle, et le texte de saint Ignace, et celui de saint Irénée, et l'attitude du pape Victor dans la question de la pâque, et cette multitude de faits analogues, dans lesquels la supériorité de l'Évêque de Rome sur les autres évêques s'accuse si nettement. Mais il s'agit seulement de recueillir les textes qui
1. Ep. 108. 7, p. 409; De unitale Ecclesiae,3i, M. 43. 417; Ep. 93. 34, M. 33. 338. Noter : De unitate, 74, M. 43. 444 : « Multi taies (il s'agit des méchants) sunt in sacramentorum commimione cum Ecclesia et tamen non siint in Ecclesia. » Cette pensée d'après laquelle les méchants participent aux sacrements de l'Église mais ne sont pas dans l'Église, reparaît an n. 34, p. 417. Voir aussi : n. 61, p. 437. Elle est abandonnée — quoique en termes un peu obscurs — dans : Retract. 2. 18, M. 32. 637.