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THEOLOGIE SCRIPTURAIRE ; LE CULTE DES IMAGES

Mais résolvaient-elles le problème du culte avec la même netteté? Montraient-elles, dans la Bible, un précepte ou même une autorisation quelconque de vénérer les images? Ne se bornaient-elles pas simplement h y constater l'absence de toute prohibition sur ce point? Saint Jean Damascène se rallia à ce dernier sentiment. Il reconnut qu'aucun texte inspiré ne recommandait de rendre un culte aux portraits des saints. Mais, utilisant une pensée de saint Basile, il remarqua qu'un bon nombre de pratiques religieuses s'appuyaient exclusivement sur la Tradition ^ Notons cet aveu du grand docteur de Damas. Il revient à dire que la théologie du culte des images n'est pas d'ordre scripturaire.

Cependant, dans sa Lettre à Constantin Pogonat, le pape Adrien donna une place importante aux exemples et aux textes tirés de la Bible. Il rappela que Jacob avait élevé un cippe, à l'endroit où Dieu s'était montré à lui, et qu'il avait fait sur ce cippe des onctions d'huile. Il rappela également que le même patriarche avait adoré Dieu m 5«</?2/?2ito^e virgae. Il cita le texte d'isaïe : In diebiis illis erit altare Domini in medio lerrae Egypti; et les textes suivants des Psaumes : Exquisivii te faciès niea, facieni tuam, Domine, requiram... Faciem tuam supplicahunt divites populi... Signatum est super nos lumen çultus tui, Domine^. Il utilisa enfin le célèbre verset de la Genèse : « Faciamus hominem secundum imaginem et similitudinem nostram^. « Avant Adrien, Léonce deChypre avait écrit un livre dont de longs extraits furent lus au second concile de Nicéc^. Or ce livre, que le pape avait sans doute connu et mis à profit, faisait, lui aussi, appel au cippe élevé par Jacob et à l'acte d'adoration accompli, par ce patriarche, sur le haut du bâton de son fils Joseph. Il observait également que Jacob avait baisé, en l'arrosant de ses larmes, la tunique de son fils; qu'il avait béni Pharaon; que le patriarche Abraham s'était prosterné devant les Hétéens; que Moïse avait adoré l'idolâtre Jéthro; et que Daniel avait également adoré l'idolâtre Nabuchodonosor.

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