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Dial. 1, M

8. In Jo., hom. 15, M. 59. 97. Petau, De Deo, 7. 6, t. 1. 584, édit. de Paris 1865, sig-nale parmi les partisans de cette doctrine : Tite, Théodoret, Théodore de Mopsucste, Basile de Séleucie, Anastase le sinaïte, pseudo-

186 THÉOLOGIE scripturaire; l'eschatologie.

crurent queTessence divine n'était accessible à aucune créature, et que les élus, les anges eux-mêmes, ne jouiraient jamais de la vue de Dieu. Pour donner de l'autorité à leur sentiment, ils le mirent sous le patronage de divers textes scripturaires, notamment des suivants : « Personne n'a jamais vu Dieu^ Il habite une lumière inaccessible, aucun homme ne l'a vu et ne peut le voir 2. » Ajoutons qu'ils recrutèrent peu de partisans dans l'Église latine ^ Ici, au contraire, saint Augustin ^ et, à sa suite, saint Grégoire^, affirmèrent hautement que les élus verront Dieu au ciel. Les textes : « Heureux ceux qui ont leur cœur pur, car ils verront Dieu (déjà cité par saint Irénée); — Quand il aura apparu, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est; — Nous voyons aujourd'hui comme dans un miroir, mais nous verrons alors face à face )>, furent leurs références bibliques. Ils ajoutèrent qu'aucun homme, pendant sa vie terrestre, n'avait joui du privilège de la vision intuitive, et ils expliquèrent dans ce sens les expressions bibliques qui semblaient mettre l'essence divine au-dessus de nos atteintes.

Quant aux damnés, nous lisons dans saint Ignace^, dans saint Justin ^ dans saint Irénée ^ et dans saint Cyprien^,

Athanase, Origène, Œcuménius, Gennade, saint Eucher. — Au chap. 5 il rapporte divers textes de saint Jean Chrysostome, saint Grégoire de Nysse, saint Cyrille de Jérusalem, saint Grégoire deNazianze, saint Basile, saint Cyrille d'Alexandrie, qui semblent marqués de l'empreinte origéniste; mais il estime qu'on peut leur donner un bon sens. Toutefois il n'est pas affirmatif, en ce qui concerne saint Jean Chrysostome, et il se contente de dire que ses textes peuvent recevoir une interprétation orthodoxe : « non incommode imo probabiliter ». Au chapitre 6, il signale aussi des textes embarrassants chez saint Ambroise et saint Jérôme, mais il les ramène à l'orthodoxie.

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