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Dans saint Athanase : De sententia Dionysil, 4, M

208 THÉOLOGIE patristique; la divinité du christ.

Il n'eut pas de peine à justifier du reproche de nouveauté le vocabulaire théologique du concile de Nicée. « Sachez donc, dit-il aux ariens, que le savant Théognoste n'a pas craint d'employer l'expression il odaïaç. » Et il cita un passage du second livre des Hypotyposes, où le célèbre catéchète disait que « la substance du Fils est sortie, non pas du néant, mais de la substance du Père, comme le rayonnement sort de la lumière et la vapeur de l'eau ^ » Ayant ainsi prouvé que la formule e; oùcia; avait des racines dans la Tradition, Athanase passa au mot ô(xoouaioç. Or précisément Denys d'Alexandrie, accusé jadis de rejeter ce terme, s'en était défendu. L'auteur des Décrets du concile de Nicée rapporta cette défense, qui était conçue en ces termes : « J'aurais nié, dit-on, que le Christ est consubstantiel à Dieu. J'avoue n'avoir rencontré ce mot nulle part dans l'Ecriture; mais la suite de ma lettre montre que j'en accepte l'idée. N'ai-je pas apporté la comparaison de la génération humaine où le producteur et le produit sont de la même nature ^ ? » Athanase conclut que l'ôtxoouffioç n'était pas une invention des Pères de Nicée, mais qu'il avait été connu et autorisé par l'un des premiers évêques du troisième siècle.

L'affaire capitale était d'enlever aux ariens le patronage de Denys. A cette œuvre fut consacré le traité De sententia Dionysii. Athanase reconnut que le texte de la Lettre à Ammonius et Euphranor allégué par les ariens était authentique, et que l'auteur de cette lettre avait vraiment comparé les rapports du Christ avec Dieu à ceux qui existent entre la vigne et le vigneron ^. Mais, ajouta-t-il, pour juger impartialement ce langage, on doit le placer dans les circonstances où il a été tenu. On doit donc savoir que la Lettre à Ammonius et Euphranor était destinée à réfuter l'erreur de Sabellius. Cet hérétique identifiait le Fils avec le Père. Denys, pour le convaincre d'erreur, mit en relief l'humanité du Sauveur. Et c'est cette humanité seule qu'il a en vue quand il dit que le Fils de Dieu était une créature, qu'il était, à l'égard de Dieu, ce qu'est la vigne à l'égard du vi-

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