‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 286 sur 547 · Ibid., 25, p · texte numérisé non relu

Ibid., 25, p

232 THÉOLOGIE PATRISTIQUE; la GRACE.

voir », que « pour ne jamais déchoir, on a besoin du secours divin », et que « la prière est une grâce spirituelle ^ ». Quand il eut apporté tous ses textes, Tauteur du traité Ad Bonifacium conclut : « Voilà de pieux, de savants personnages... qui enseignent que la grâce est au-dessus du libre arbitre, qu'elle est antérieure à tous les mérites et que le secours divin est vraiment gratuit... que vient-on encore nous parler d'évêques dépourvus de culture, dont la signature aurait été extorquée et qui auraient dû être rassemblés en concile ? Est-ce que Cyprien et Ambroise, ces hommes bienheureux et éminents, est-ce que Cyprien et Ambroise ont donné une signature extorquée?... Et qu'était-il besoin d'une assemblée conciliaire pour condamner l'impiété pélagienne? Est-ce que toutes les hérésies ont été condamnées par des conciles? La vérité est qu'on a été très rarement obligé de recourir à ce moyen... Mais ces orgueilleux voudraient qu'on rassemblât à leur sujet l'Orient et l'Occident. Ne pouvant, grâces à Dieu, pervertir l'univers catholique, ils s'efforcent de le bouleverser ^. »

Plusieurs des textes patristiques apportés contre Pelage ne se bornaient pas à proclamer, d'une manière générale, lanécessité de la grâce; ils étendaient l'influence du secours divin jusqu'à la prière, jusqu'à la foi. Aussi, quand il eut à se défendre contre l'école marseillaise, le docteur d'Hippone n'eut pas besoin de se livrer à de longues investigations. Il n'eut guère qu'à utiliser les témoignages auxquels il avait fait appel pour confondre le moine irlandais. « Cyprien et Ambroise, dit-il, ont laissé des textes qui doivent suffire... l'un enseigne que nous ne devons nous glorifier de rien, parce que rien n'est à nous ; l'autre, que notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir... Parla, ils ont montré que la grâce n'est précédée d'aucun mérite ^... »

On sait que les évêques du midi de la Gaule prirent parti contre saint Augustin, en faveur de l'école marseillaise. Dé-

\, Aà Bonifac, 30, p. 633.

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