‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 29 sur 547 · PROUVEE PAR LES PROPHETIES. O · texte numérisé non relu

PROUVEE PAR LES PROPHETIES. O

effet encouru la malédiction ; mais qu'il Favait encourue à notre place, pour nous délivrer de la malédiction de la « Loi » ^ Et ainsi le texte, dans lequel ses compatriotes avaient cherché l'arme la plus redoutable contre la mission divine du Sauveur, lui servit à confirmer et à approfondir la doctrine de la satisfaction. L'œuvre d'apologétique scripturaire que nous venons de constater dans les épîtres aux Galates et aux Romains reparaît sous une autre forme dans VÉpître aux Hébreux. Là on apprend en effet que ralliance du Sinaï a été supplantée par une alliance nouvelle autant que définitive ; et cette assertion est prouvée par le texte de Jérémie : « Voici que viennent les jours, dit le Seigneur, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle -... » Mais il n'en est plus de même avec la Lettre de Barnabe, Dans son ardeur à mettre les fidèles en garde contre les pratiques judaïques, l'auteur de cet écrit ne se borna pas à plaider l'abrogation de la loi de Moïse. Il entreprit de prouver que les préceptes promulgués jadis par Dieu étaient d'ordre purement spirituel, et que les juifs, en leur donnant une interprétation matérielle, avaient été induits en erreur par un ange mauvais. Il prétendit, par exemple, que Dieu avait demandé aux Juifs la circoncision du cœur, consistant dans la lutte contre les mauvais penchants, et non l'amputation dun morceau de chair ^ ; qu'il leur avait demandé un temple dans leur cœur, et non la bâtisse qui, jusqu'à Titus, s'élevait dans Jérusalem ^ . Par là Pseudo-Barnabe dépassait la pensée de saint Paul qui n'avait jamais contesté la légitimité de Finterprétation donnée par les juifs à la loi mosaïque. Notons toutefois que son radicalisme n'eut pour ainsi dire pas d'imitateur et resta, dans l'histoire de la théologie positive, un phénomène isolé sans influence sur la marche des idées •'. Saint

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