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THÉOLOGIE PATRISTIQUE ; LE CULTE DES IMAGES

édition était du reste plus complète que la première. Aux témoignages que nous connaissons, s'étaient ajoutés divers textes de saint Jean Chrysostome, de saint Ambroise, d'Anastase et de saint Maxime. Et, si la plupart de ces textes se bornaient à mentionner les images, sans les présenter comme objets de culte, les deux derniers du moins ne laissaient rien à désirer sur ce point.

Plus tard encore, parut un troisième traité Contre ceux qui rejettent les images^ accompagné, lui aussi, d'une enquête patristique. Mais, cette fois, la liste des témoins s'était considérablement allongée. L'Occident y était représenté par saint Ambroise et saint Jérôme. Quant aux docteurs de l'Orient, ils étaient presque tous là, depuis Clément d'Alexandrie jusqu'à Sophronius et Léonce de Chypre. Origène et saint Épiphane étaient peut-être seuls à faire défaut. Saint Basile et saint Jean Chrysostome fournissaient des textes nombreux; Léonce, Sophronius etMalala en donnaient de très longs. Quelques témoignages — en petit nombre — étaient indûment mis sur le compte de saint Athanase et de saint Jean Chrysostome. D'autres, en plus grand nombre, étaient étrangers à la question. Témoin, l'extrait de saint Grégoire de Nazianze où est rapportée l'histoire d'une femme de mauvaise vie qui prit la résolution de changer de conduite en contemplant le portrait du sage païen Polémon; témoin encore, les extraits de saint Athanase, des Cappadociens, de saint Jean Chrysostome et de plusieurs autres docteurs dont aucun, si l'on excepte le passage du De Spiritu Sancto de saint Basile, n'a en vue le culte des images. Mais, dans ce vaste champ oùTivraie abonde, le bon grain ne fait pas défaut. Nombreux sont les textes, au moins depuis le sixième siècle, qui protestent contre la tentative de Léon l'Isaurien. C'est, à coup sûr, d'un vrai culte que parle saint Maxime quand, décrivant l'issue d'une conférence, il dit : « Tous, après s'être levés, se mirent en prières. Puis chacun vint à son tour baiser les saints Evangiles, la croix précieuse, et l'image représentant Jésus-Christ et sa sainte mère^ »

Tel fut le travail accompli par saint Jean Damascène, au

L Orat., 3.42, M. 94. 1365 et suiv.

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