‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 295 sur 547 · Ep. 108. 10, p · texte numérisé non relu

Ep. 108. 10, p

3. Ep., 108. 12, p. 412. Voir encore : Ep. 93. 36, p. 339 : Contra Cresconium, 2. 43 et 3. 5, M. 43. 492 et 498.

4. Ep., 93. 21 et 31, M. 33. 332 et 337. 5 Episl. ad Antioch., 22, M. 8, 906.

paroles, le pape Jules revendiquait, non pas sans doute le droit exclusif de convoquer les conciles, comme l'ont dit Socrate et Sozomène, mais bien celui de jug-er Tévéque de la capitale de rÉgypte; et il sappuyait sur le précédent créé par Denys d'Alexandrie qui, soixante ans auparavant, avait demandé à Rome de juger sa doctrine ^

Quand saint Augustin et les évoques d'Afrique dénoncèrent à Innocent P"" lliérésie pélagienne, le pape leur répondit qu'en recourant au Siège apostolique, ils s'étaient conformés à « la règle antique, aux prescriptions des Pères » qui avaient décidé, non sans l'inspiration divine, que les affaires du monde chrétien tout entier doivent être soumises, en dernier ressort^ au jugement de Rome ^. Par cette « règle antique », par ces « prescriptions des Pères », Innocent désignait manifestement les canons du concile de Sardique qui, à Rome, étaient considérés comme émanés du concile de Nicée. Le pape Zosime s'appuya ouvertement sur ces mêmes canons, dans le conflit qu'il eut avec les évêques d'Afrique, au sujet du prêtre Apiarius : il chargea ses légats de faire connaître aux Africains récalcitrants (c les décisions du concile de Nicée relativement aux appels des évêques » ^. L'affaire du pélagianisme lui fournit également l'occasion d'invoquer les canons de Sardique. Aux évêques d'Afrique qui avaient protesté contre sa sentence relative à Céleste, il fit savoir que la « tradition des Pères » avait déclaré irréformables les jugements du Siège apostolique ^*. Il ajouta du reste que « l'antiquité » n'avait fait par là que se conformer à l'ordre du Christ ^. Le pape saint Léon mentionna

1. Voir la note de Coustant, ibid., p. 911 ; et Funk, Kirchengeschichtl. Abhandlunrjen und Untersuchungen, 1. 98.

2. Parmi les lettres de saint Augustin, Ep. 182. 2 et 181. 1, M. 33. 781 et 780. Voir encore : Ep. 2. 6 à Victrice de Rouen, M. 20. 473. On y lit que les « causes majeures » doivent être déférées au Siège apostolique : « sicut synodus statuit. »

3. Ep. 15. 1, M. 20. 681 : « Vos... quia nostra ibi in vobis praesentia est, cuncta peragite, maxime quum (habealis)... verba canonum quae... huic commonitorio inseruimus. Ita enim dixerunt dilectissimi fratres, in concilio nicaeno...»

4. Ep. 12. 1, M. 20. 676: « Quamvis Patrum traditio apostolicae sedi auctoritalem tantam tribueritut de ejus judicio disceptare nullus auderet. »

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