LE SAINT-ESPRIT
A la première page du Pèriarchon, Origène, recueillant les données de la « prédication ecclésiastique », constata qu'un même tribut de gloire et d'honneur était accordé au Père, au Fils et au Saint-Esprit ^. Mais il crut que la pensée chrétienne n'était pas fixée sur la nature intime du troisième terme de la Triade. Et, dans la conviction qu'il y avait là une lacune à combler, il se livra, au sujet du Saint-Esprit, à des spéculations que la postérité devait condamner.
Saint Athanase, dans sa quatrième Lettre à Sérapion, demanda à Origène et à Théognoste ce qu'ils pensaient du péché contre le Saint-Esprit 2. Mais, dans sa démonstration de la divinité de la troisième personne de la Trinité, il ne s'inspira que de l'Écriture. Vers la fin du De SpirituSancto, saint Basile fît une excursion dans le domaine de la Tradition. Son but était de légitimer la formule : « avec le Saint-Esprit ». Il cita divers textes, dans lesquels les trois termes de la divine Triade étaient associés, notamment la formule suivante de saint Clément,