Ihid., n. 11, p
5. Epistola Adriani pmpae episcopis per universam Spaniam commorantibus directa, M. 98. 373.
6. Ibid., p. 377 : « Et si ipsi principes apostoloriim Filium Dci vivi et proprium confessi sunt, quomodo oblatrantes autumant haeretici Filium Dei adoptivum dicere? »
268 THEOLOGIE SCRIPTURAIRE ; L INCARNATION.
qui venait de surgir, prit en mains la cause de Torthodoxie. Il rassembla les évêques francs à Ratisbonne (792), puis à Francfort (794), et fit condamner les novateurs ^ Il demanda également à ses savants le secours de leur plume. Par ses soins, Alcuin écrivit un traité : Adçersus Felicem en sept livres ^, un autre Adirer sus Elipandum en quatre livres ^ (vers 799). Paulin d'Aquilée qui, dès l'époque du concile de Francfort, avait rédigé un Libellas sacrosyllabus '' et une Epistola Synodica, écrivit de nouveau, sur l'invitation du grand roi, ses trois livres Contra Felicem Urgellitanum \ De son côté, le pape Adrien reprit sa Lettre de 785 et la développa ^. Tous ces écrits font une place plus ou moins considérable à la théologie scripturaire. On y retrouve naturellement les deux textes que nous venons de signaler ^. On y rencontre également une foule d'autres témoignages, notamment les suivants : « Ce qui naîtra de toi, sera saint et sera appelé Fils de Dieu. — Dieu était dans le Christ, réconciliant le monde avec lui-même. — Dieu l'a exalté et lui a donné un nom audessus de tout nom ^. — Une vierge concevra et enfantera un fils, et il sera appelé Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous. — Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné; son nom est : l'Admirable, le Conseiller, le Dieu fort ^. — ■ Dieu a voulu que la plénitude de la divinité habitât corporellement en lui ^^. » A la suite de chacun de ces textes, viennent des considérations destinées à en faire saisir la valeur. « L'ange, lisons-nous dans le Sacrosyllabus de Paulus, n'a pas dit : ce qui naîtra de vous, sera appelé Fils adoptif de