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CHAPITRE V

LA MARIALOGIE.

Au neuvième siècle, le dogme de la virginité perpétuelle de Marie était depuis longtemps muni de ses bases scripturaires. Les docteurs n'eurent qu'à reproduire les textes que nous avons déjà rencontrés chez les Pères. Si nous ouvrons la Somme théologique ^ nous y lisons que la virginité aiite partum est prouvée par la formule d'Isaïe : Ecce virgo concipiet ^ ; que les mots : et pariet filiiim établissent la virginité iii pariu ^ ; enfin que la virginité post partum est attestée dans ce texte d'Ezéchiel : Porta haec clausa erit et non aperietur et vir non transibit per eam^ . Et cette démonstration, qui est empruntée aux Pères se retrouve partout.

Le dogme de la maternité divine de Marie était aussi solidement assis dans la conscience chrétienne que le dogme de sa virginité perpétuelle. Mais, jusqu'à quel point se rattachait-il à l'Ecriture? Saint Thomas répondit à cette question avec une précision toute scolastique. Il avoua que la maternité divine n'est pas « expressément » mentionnée dans l'Écriture; mais il en trouva néanmoins une attestation équivalente dans l'endroit de saint ^latthieu où la Vierge est appelée « la mère de Jésus », ainsi que dans le texte de saint Paul qui dit que le Christ « né des Juifs, selon la chair, est Dieu au-dessus de tout^ ».

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