Divinae Institutiones, 4. 11, M
4. De fide rcrum quac non videntur, 5 à 9, M. 40. 174 à 179. Toutefois Auf^iistin signale presque exclusivement les prophéties relatives à la conversion du monde.— Voir: Ep. 137 10, iM. 33.323 : « Venit Christus, coniplcntur in ejus ortu, vita, dictis, factis, passionibus, morte, resurrccliono omnia praeconia prophetarum. »
5. D'ud. 09, M. 0. 010. Voir encore : Ibid., 30 et 85, p. 540 et 676.
d'Esciilape des prodiges semblables ^ Dans la seconde saint Justin déclara aux adversaires de la religion chrétienne que s'ils voulaient expliquer par la magie les actions merveilleuses du Sauveur, ils devraient du moins se laisser convaincre par les prophéties- . Et, après cette observation préliminaire, le saint docteur passa en revue les oracles de l'Ancien Testament relatifs à la venue du Sauveur. Dans Y Apologétique, Tertullien, après avoir donné une description rationnelle de la génération du Logos, résuma en quelques lignes les miracles accomplis par le Christ ^ ; et ce fut uniquement pour dire que les juifs, mettant ces miracles sur le compte de la magie, iirent néanmoins mourir le Sauveur^. Quelques années plus tard, saint Cyprien, écrivant son livre De la vanité des idoles^ copia à peu près littéralement l'endroit de V Apologétique qui vient d'être mentionné ^. Puis, à l'exemple de saint Justin, il mit l'accent sur les prophéties. On le voit, qu'ils eussent affaire aux païens ou aux juifs, les premiers défenseurs de la foi ne crurent pas devoir utiliser les miracles évangéliques ^. Et on aperçoit sans peine que cette attitude leur fat dictée par le spectre de la magie. Juifs et païens croyaient aux puissances occultes et à l'existence de recettes spéciales pour mettre ces puissances en action. La difficulté n'était donc pas de leur faire accepter des prodiges, mais de leur en faire démêler l'origine. Il fallait leur apprendre à discerner le merveilleux divin du merveilleux magique. Et, plutôt que de se résoudre à aborder cette tâche délicate, les premiers apologistes préférèrent se priver d'une preuve dont la valeur pourtant ne faisait pas de doute à leurs yeux ^.
1. Apol. 1.22. fin. M. 6.364 : « w oà >iyo[jLEv ytxiloii- xal TiapaXuxixoù;... Oyisi; TiETCoiYixévat, xal vexpoùç àv£Y£Tç.at, ôtJLOta toi; utîo 'Acrx).ri7noîj ysyevyjcrOai ),£yo- [xévoi; xal xaùxa çàaxeiv ô6^op.ev.