‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 360 sur 547 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

312 THÉOLOGIE SCRIPTURAIRE ; l'eUCHARISTIE.

guinis Domini^ . En revanche les textes de saint Jean ne parurent sous sa plume qu'enclavés dans des citations patristiques.

Dans le De sacramentis, Hugues de Saint- Victor accusa les adversaires de la présence réelle de fausser le sens des expressions scripturaires ; mais il s'en tint là et ne fit aucune citation biblique-. Dans les Sentences il leur opposa, sans y ajouter aucun commentaire, le texte : Hoc est corpus meiun; puis il procéda immédiatement à une enquête patristique au cours de laquelle il apporta cette autre parole du Sauveur : Ecce ego çobiscum sum omnibus diebus usque ad consummationem saeculi ^.

Les disciples d'Abélard n'eurent pas, sur le point qui nous occupe ici, une attitude uniforme. Pierre Lombard donna d'abord à sa démonstration de la présence réelle un caractère purement patristique. Puis il fit appel en passant aux paroles : Hoc est corpus meuni ^\ et se remit de nouveau à interroger les Pères. Roland, au contraire, commença par emprunter au chapitre vi de saint Jean les textes : Nisi manducaveritis ; Qui manducat nieani carnem; Caro mea vere est cibus. Il utilisa ensuite une des formules de saint Paul, et il laissa de côté : Hoc est corpus meum ^. L'auteur de VEpitome se borna à émettre des considérations générales sur le bienfait de l'Eucharistie ^. Robert Pullus cita accessoirement saint Paul et saint Jean ; mais il ne demanda la démonstration proprement dite de la « conversion » qu'à : Hoc est corpus meum ^. Quant à Innocent III, tout en donnant, lui aussi, à Hoc est corpus meum le premier rang, il ne laissa pas de mettre en relief le discours de saint Jean ^.

Roland démontra séparément et successivement la présence réelle et la conversion^. Cette méthode qui, au douzième

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